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50 Finales des Jeux

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27 février 2015 @ 08:35 — Permalien

 

 Cette 50e Finale des Jeux du Québec s’inscrit dans le cadre des 200 ans de fondation de sa ville hôtesse soit Drummondville. Du 27 février au 7 mars 2015, près de 3 160 athlètes, près de 1 600 entraîneurs, accompagnateurs et officiels  des 19 régions du Québec sont attendus à bras ouverts au Centre-du-Québec afin de participer à ce grand rassemblement qui veut « Marquer l’histoire ». Ce sont 22 disciplines présentées et un sport de démonstration, le sauvetage sportif.  

Faire autrement où l’innovation à saveur drummondvilloise

 Le comité organisateur a voulu bien faire les choses et les faire différemment. Ainsi, plusieurs innovations verront le jour à Drummondville. Que ce soit par une approche différente et unique pour la gestion alimentaire, le déploiement scénique des cérémonies d’ouverture et de clôture, des bénévoles nourris par un producteur local, par la participation de nombreux bénévoles qui seront disponibles durant tout l’événement, le milieu est très mobilisé et fier de recevoir la grande Famille des Jeux du Québec.

 Dès la mise en place du comité de candidature puis du comité organisateur, une vision innovatrice a vu le jour. Le modèle de gestion mis en place a permis d’impliquer des gens de grand calibre dans une approche de bénévolat hybride et de transfert de compétences avec de jeunes ressources, entre autres. Avec l’appui de très nombreux partenaires, le comité organisateur a eu le souci de produire un événement écoresponsable. Ainsi, un service de courtoisie par taxis hybrides a été mis en place, la promotion de l’utilisation de gourdes d’eau réutilisables permettra l’élimination des bouteilles d’eau sur tous les sites, l’achat local a été favorisé et permet de rencontrer l’objectif  d’infléchir la progression des coûts afin de permettre à l’ensemble des régions du Québec de pouvoir tenir une Finale des Jeux du Québec.  

Un personnage historique et une mascotte

 À l’occasion de cette année de festivités, le fondateur de la ville, le lieutenant-colonel Frederick George Heriot, renaît de ses cendres et le comité organisateur de la 50e Finale des Jeux du Québec a choisi d’en créer son avatar : « FRED ». 

 FRED est un grand promoteur de l’activité physique; il se donne pour mission d’être actif et de faire bouger les jeunes. Ainsi, si on lui demandait ce qu’il ferait s’il était maire de Drummondville, il répondrait sans hésitation : « Je donnerais un congé spécial à tous les élèves pour faire des activités physiques. Une journée pour bouger et être actifs! » 

 Son plus grand rêve?  « Vivre à fond la 50e Finale des Jeux du Québec, un des plus grands événements à caractère sportif de la ville de Drummondville et du Centre-du-Québec!». Vous pourrez très certainement le croiser sur l’un des sites de compétitions ou à la Place des Jeux Couche-Tard. 

Les médailles drummondvilloises

 Le CFP Paul-Rousseau aura produit les quelques 1400 médailles d’aluminium destinées aux athlètes en y impliquant sa direction, son personnel enseignant et ses étudiants des programmes de DEP en Techniques d’usinage et d’Attestation de spécialisation usinage sur machine-outil à commande numérique. Une belle fierté qui retombe sur le milieu!

 Drummondville vous accueille à bras ouvert pour « Marquer l’histoire ENSEMBLE »!

 

26 février 2015 @ 10:33 — Permalien

 

 «On ne réalise pas l’impact que les Jeux du Québec peuvent avoir pour de jeunes athlètes. Pour moi, ça a été un élément déclencheur qui m’a mené aux compétitions internationales et aux Jeux olympiques. C’était la première étape pour me lancer.»

 C’est ce que l’ancien joueur de tennis professionnel Sébastien Leblanc avait à dire au sujet des Jeux du Québec, lui qui siégait au Conseil d’administration de la 49e Finale des Jeux du Québec de l’Agglomération de Longueuil. Ayant participé à la Finale des Jeux du Québec de Sept-Îles en 1983 aux côté de son futur compatriote de double Sébastien Lareau, Sébastien Leblanc a décidé de s’impliquer en 2014 pour redonner ses connaissances dans le milieu du sport.

 Le Comité organisateur de la Finale d’été 2014 s’est ainsi entouré de personnalités connues du monde sportif pour donner une expérience optimale aux meilleurs athlètes de partout au Québec.

 L’aménagement des lieux d’hébergement et des sites de compétition a donc été pensé de façon à réduire les transports en autobus au minimum et ce même si la Finale était disputée dans une agglomération regroupant quatre villes.

 Environ 60% des athlètes pouvaient marcher pour aller à leur site de compétition et le Village des athlètes était à un rayon de 100 mètres de 5 des écoles hébergeant des athlètes. Cela en faisait la Finale ayant organisé le meilleur système de transport et de proximité selon plusieurs observateurs.

 «Les gens étaient très satisfaits. C’est justement ce que l’on voulait mettre de l’avant en diminuant le transport pour que les athlètes soient le plus près de leurs activités», maintient Éric Bronsard, Directeur général adjoint à la programmation lors de la Finale de l’Agglomération de Longueuil.

Des legs inestimables

 La venue d’une Finale des Jeux du Québec n’a pas rendu service qu’aux athlètes des Jeux du Québec. Elle a également laissé des legs inestimables à l’Agglomération qui continuera de profiter aux citoyens. Plusieurs infrastructures ont été revampées alors que d’autres ont été inaugurées. Pensons seulement à la toute nouvelle piste de BMX avec courbes asphaltées, à la piste de vélo de montagne de Saint-Bruno-de-Montarville aménagée spécialement pour l’occasion ou encore à la piste d’athlétisme construite à l’école Gérard-Filion qui pourra désormais servir à des compétitions de haut niveau.

 C’était là un autre objectif fixé par le Comité organisateur de la 49e Finale. Ce dernier compte sur cette coopération entre les villes de Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Boucherville et St-Lambert pour mettre la table à l’accueil d’autres compétitions sportives de marque.

 «Je souhaite que ce soit le point de départ pour accueillir d’autres événements majeurs… Que notre agglomération devienne une plaque tournante pour les compétitions et développer un tourisme sportif dans la région», lance Éric Bronsard qui travaille aujourd’hui comme Directeur au Centre sportif du Collège Édouard-Montpetit.

 Preuve que ce ne sont pas que des paroles en l’air, d’anciens membres du Comité organisateur dont la Directrice générale Denise Marion, plancheraient déjà sur un comité de consultation pour un projet visant à aider les athlètes d’élite de la région à se développer davantage. 

26 février 2015 @ 10:21 — Permalien

 

 On associe souvent un visage à la 48e Finale des Jeux du Québec de Saguenay 2013. Non seulement parce qu’il en était le Directeur général, mais parce que l’événement marquait également l’apogée de l’implication dans le programme des Jeux du Québec du passionné Émile Hudon ! 

 Impliqué dans le programme des Jeux du Québec depuis 1983, Émile Hudon a eu la piqûre pour l’événement lors de sa participation à la Finale de Rimouski en 1975. C’est à la suite de cette expérience qu’il a développé «l’amour des Jeux et des jeunes». 

 Après avoir été animateur, chef de mission et responsable d’hébergement, il a occupé son premier rôle d’importance à la tête d’un comité organisateur à la Finale d’Alma en 1999 en tant que Vice-président. Puis, il y a eu la Finale de Saguenay : « On m’a offert le poste de Directeur général donc ça bouclait la boucle de mon implication. Après 20-25 ans, c’était le temps que je fasse autre chose, mais j’ai adoré!», explique-t-il. Ce qui ne l’a pas empêché d’être conseiller spécial pour la candidature d’Alma qui a récemment obtenu l’organisation de la Finale des Jeux du Québec Hiver 2017.  

Mobilisation générale 

 Cependant, sans l’implication et la contribution des institutions locales, la 46e Finale n’aurait pas connu les succès qu’elle a eus. Reconnue comme une institution spécialisée, la Finale de Saguenay a pu compter sur l’implication des étudiants de l’Art et Technologie des Médias (ATM) du Cégep de Jonquière dans le domaine des communications, des étudiants en tourisme au Cégep de St-Félicien ainsi que des finissants en technique policière et en soins infirmiers du Collège d’Alma pour assurer la sécurité et les soins des participants. «Les institutions scolaires ont même retardé leur semaine de relâche d’une semaine pour nous accommoder», insiste Émile Hudon. 

 Sans compter que la ville de Saguenay a été un partenaire important du début à la fin participant au financement, à la signalisation et à la sécurité publique durant l’événement. 

Tous derrière les athlètes

 Quant à la population, elle était non seulement au rendez-vous avec 3500 bénévoles, mais elle était là pour encourager les athlètes peu importe d’où ils venaient. Ce n’est pas tous les matins de semaine qu’on voit le Palais des Sports de Saguenay plein à craquer pour une finale de hockey mineur !

 Et que dire de l’esprit d’entraide du milieu hôte; alors qu’une équipe de curling de l’Abitibi-Témiscamingue se retrouvait sans entraîneur certifié par Curling Québec, le Comité organisateur a réussi à dénicher un entraîneur du Saguenay pour diriger les athlètes à la dernière minute! 

 Au final, le plus grand opposant qu’aura eu le Comité organisateur de cette 48e Finale aura été Dame Nature. « Ça a été un drôle d’hiver avec peu de neige pour les compétitions de ski.» Évaluant la possibilité de déplacer ou même d’annuler les compétitions extérieures, une tempête de dernière minute a heureusement sauvé les meubles et permis la présentation des épreuves de ski tel que prévu. 

 

26 février 2015 @ 07:45 — Permalien

 Les gens de Shawinigan ont réussi tout un exploit en 2012. En l’espace de moins de deux mois, la ville de la Mauricie a organisé la Coupe Memorial et la 47e Finale des Jeux du Québec; deux événements qui ont connu un franc succès.

 Accueillir deux événements d’une telle envergure en si peu de temps n’a toutefois pas été une source de stress pour le Directeur général de la Finale, Yves Renaud, qui dit avoir travaillé main dans la main avec le comité de la Coupe Memorial : « On a partagé beaucoup d’informations  et de structures avec eux pour éviter les problèmes potentiels qu’il y aurait pu avoir. » Alors que la Coupe Memorial avait lieu vers la fin du mois de mai, la Finale des Jeux du Québec débutait à la fin juillet et prenait fin dans les premiers jours du mois d’août. 

 Trouver un nombre suffisant de bénévoles ne semblait pas être une préoccupation majeure non plus. « Quand tu es bénévole, c’est une passion. Après avoir vécu la Coupe Memorial, les gens nous ont dit qu’ils avaient tellement aimé qu’ils voulaient continuer en tant que bénévoles pour la Finale.», souligne Yves Renaud. Il en tire même une certaine fierté : « On a démontré que comme communauté on peut accueillir deux événements de cette envergure! »

La technologie au service des Jeux

 Il faut dire que l’ancien entraîneur avait déjà une expérience des Jeux du Québec derrière la cravate. Ce dernier avait occupé la chaise du Directeur du service aux participants à la Finale des Jeux du Québec du Centre de la Mauricie à l’hiver 1991. 

 C’est une toute autre réalité qui attendait Yves Renaud à la Finale de 2012. Outre les cellulaires qui n’étaient pas encore totalement implantés en 1991, une véritable révolution technologique distinguait les deux Finales. « Les réseaux sociaux nous ont également aidés pour communiquer en temps réel avec les bénévoles, les athlètes et les familles. » On a aussi eu droit à la première Finale animée par des commentateurs et des analystes durant la webdiffusion!

 Un élément était cependant palpable tant lors de la Finale de 1991 que celle de 2012 : l’accueil chaleureux de la communauté. « C’est la communauté qui s’est appropriée les Jeux », se réjouit celui qui œuvre dans le milieu du sport depuis plus de 40 ans. « Je suis venu au monde à Shawinigan. J’ai reçu beaucoup des gens d’ici et je voulais redonner à la communauté », insiste-t-il.  

 La 47e Finale des Jeux du Québec a également été le berceau de la Place des Jeux. Aujourd’hui un endroit de divertissement convoité par les athlètes et les visiteurs pour se rassembler, la forme originale de la Place des Jeux servait alors surtout pour des remises de médailles et pour donner une visibilité supplémentaire aux commanditaires. Le comité organisateur avait réalisé un autre tour de force en organisant le tout à quelques semaines de la Finale seulement, à la demande de SPORTSQUÉBEC.

 

25 février 2015 @ 16:56 — Permalien

 

 Pour une deuxième fois dans l’histoire des Jeux du Québec, la région du Sud-Ouest accueillait une Finale des Jeux à l’hiver 2011. L’événement prenait place dans les villes de Beauharnois et de Salaberry-de-Valleyfield.

Ces deux villes voisines ont décidé d’unir leurs forces de façon à s’assurer d’avoir le nombre d’infrastructures sportives nécessaires pour accueillir la Finale des Jeux du Québec.

Lorsqu’on demande aux participants ce qui a marqué cette Finale hivernale, tous semblent unanimement positifs. « On a cette fierté de dire que tous les services aux athlètes étaient impeccables : on a bien mangé, bien dormi et le transport roulait comme sur deux pattes… tout allait très bien!», explique Janick Tétreault-Moïse, Directrice générale adjointe aux communications de la 46e Finale des Jeux du Québec. 

Une Cérémonie de justesse

On mentionne aussi souvent les Cérémonies d’ouverture et de clôture de la 46e Finale comme ayant été impressionnantes. Guillaume Lemay-Thivierge et Ian England avaient animé un spectacle extraordinaire que les athlètes ne sont pas près d’oublier. 

Toutefois, la Cérémonie d’ouverture est passée bien près de devoir se tenir dans d’autres lieux. En effet, quelques semaines plus tôt, l’aréna de Salaberry n’avait pas encore de murs, pas de bandes ni de chambres et la surface glacée n’était encore que du sable. « Il fallait faire confiance au comité de l’aréna pour les délais, mais un mois avant la Finale, on avait des doutes donc on gardait un plan B et même un plan C », se remémore Janick Tétreault-Moïse. 

Heureusement, le plan B n’aura pas été nécessaire. « On a fait la glace trois jours avant les compétitions! Sauf que là, tu viens de faire ta glace et tu dois y mettre un plancher pour la Cérémonie et la gymnastique donc c’était très stressant ! Il y a eu un travail assez exceptionnel.», insiste l’ancienne DGA aux communications.

Implique-toi aux Jeux et les Jeux t’aideront !

 Chose certaine, la Finale des Jeux du Québec a laissé un bel héritage aux villes de Beauharnois et Salaberry-de-Valleyfield. Janick Tétreault-Moïse en est la preuve ! 

 « Une Finale des Jeux du Québec, c’est comme la croissance d’une entreprise mais ça va très vite. Les gens développent rapidement des compétences dans des situations hors normes », explique celle qui occupe aujourd’hui le poste de Directrice stratégie et communication à l’agence Zel. 

 C’est dans les jours suivant la Finale de 2011, lorsqu’il ne restait que quelques employés en poste que cette dernière a eu l’idée de partir sa compagnie.  

 « Après les Jeux, tu as une montée d’adrénaline qui tombe rapidement. C’est là qu’on s’est dit ‘’Qu’est-ce qu’on fait ?’’ Après cette expérience, aucun de nous ne voulait retourner faire du 8 à 4 dans une entreprise privée. On avait soif de défis et de Jeux. On a donc décidé de partir notre organisation. C’était la meilleure chose parce qu’on a tout vécu ensemble; les moments stressants, les événements forts, et les meilleurs moments. On se connaissait donc très bien. »

 Si la Cérémonie de clôture marquait la fin de la Finale de 2011, l’association entre Janick Tétreault-Moïse et les Jeux du Québec était loin d’être terminée. En effet, près de quatre ans après la 46e Finale, SPORTSQUÉBEC confie toujours des contrats d’infographie à sa compagnie. 

 « Sans les Jeux, on ne serait pas où on est. On n’aurait pas eu les contrats et les contacts qu’on a aujourd’hui», conclut-elle. 

 

24 février 2015 @ 11:15 — Permalien

 

 La Finale d’été des Jeux du Québec était de retour à Gatineau pour la première fois en près de 30 ans à l’été 2010. Durant deux années complètes, le comité organisation avait travaillé d'arrache-pied afin que cette 45e Finale soit une réussite. Du 29 juillet au 6 août, plus de 4000 athlètes, entraîneurs, accompagnateurs et bénévoles convergeaient vers l’Outaouais afin de participer à cette grande fête de l’activité physique.

Tout un spectacle pour les 45 bougies

 Présentée au Lac Leamy, sous la thématique "Devenir aussi grand que son rêve" la cérémonie d'ouverture s’est déroulée sur une immense scène flottante, en collaboration avec la corporation des Grands Feux du Lac-Leamy. Le spectacle, qui visait à souligner la 45e  Finale des Jeux du Québec et le 40e anniversaire du programme des Jeux du Québec, présentait une pléiade d’artistes de la région. Deux écrans géants étaient également aménagés afin de permettre à la foule de suivre le spectacle de partout.

Un tout nouveau site pour les compétitions!

 Ouvert depuis le printemps de cette Finale, le tout nouveau centre sportif de Gatineau était le plateau principal des compétitions de basketball, de volleyball et de natation. Construit au coût de 50 millions de dollars, le centre a su répondre aux standards les plus élevés.

Une porte-parole qui a de l’endurance

 Triathlonienne de calibre international, la Gatinoise Kathy Tremblay agissait à titre de porte-parole officielle de la 45e Finale d’été des Jeux du Québec. L’athlète de 28 ans conserve d’excellents souvenirs de sa participation aux Jeux du Québec : «Ce sont les Jeux du Québec qui ont représenté ma première expérience de compétition et c’est ce qui m’a motivée à continuer à pratiquer mon sport. Les Jeux du Québec, c’est la plus grande fête du sport pour les jeunes athlètes. Être invitée aux Jeux, c’est comme une récompense à la performance, parce que c’est accessible aux jeunes de tous les milieux» affirmait celle qui a concouru aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008.

Des Jeux écoresponsables

 À l’image des dernières Finales provinciales des Jeux du Québec, cette 45e édition avait pour but de développer le côté «vert» des participants. Afin de venir en aide aux forêts, le comité organisateur a limité à 750 copies l'impression de matériel de chaque délégation. On retrouvait également sur cinq sites de compétition des kiosques interactifs visant à sensibiliser les visiteurs à l’économie d’énergie, la consommation d’eau potable, le compostage, le recyclage et le transport. L’objectif du comité organisateur était alors de détourner 70 % des matières du site d’enfouissement.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

14 février 2015 @ 13:21 — Permalien

 

 Ce sont trois villes distinctes qui ont tenu la classique annuelle de la Finale d’hiver des Jeux du Québec à l’hiver 2009. Portées par un vent de renouveau, les municipalités de Blainville, Rosemère et Ste-Thérèse ont ainsi présenté conjointement la 44e Finale d’hiver des Jeux du Québec. Plus de 3000 athlètes et 1000 accompagnateurs étaient réunis, du 27 février au 7 mars 2009, pour cette grande fête sportive. À cette occasion, Gaétan Boucher, quadruple médaillé olympique en patinage de vitesse, agissait à titre de président d’honneur.

 Fort d’un périple qui l’a amenée de Sept-Îles à Blainville, la flamme des Jeux a été allumée par la joueuse de tennis locale Aleksandra Wozniak, lors de la cérémonie d’ouverture présentée entre les murs du Centre équestre de Blainville.

À l’aube d’une nouvelle ère

 La 44e Finale des Jeux du Québec amena une révolution sur le plan technologique. La webdiffusion des compétitions a permis à près de100 000 personnes de suivre les performances des athlètes. Ainsi, des visiteurs du Québec, mais aussi de plus de 20 pays, dont l’Espagne, la France, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et la Hollande ont pu apprécier les prouesses des participants par le truchement des 21 caméras réparties sur les dix sites.

 Les athlètes de ce grand rassemblement ont également relevé de nombreux défis sur le plan écologique. Grâce à la récupération des matières recyclables et biodégradables, 70 % des matières résiduelles ont trouvé un second usage. La formation d’une escouade verte et le recyclage de la vaisselle des 60 000 repas, pour en faire du compost, y ont joué un rôle d’envergure.

 Les participants ont également été sensibilisés aux achats écoresponsables, aux transports actifs, au tri des matières résiduelles, ainsi qu’à l’économie d’eau et d’énergie. Les régions de Richelieu-Yamaska et de l’Est-du-Québec se sont vues décerner un trophée et des médailles faites de matière recyclée pour souligner leurs efforts. 

 Celles-ci avaient été fabriquées par les étudiants de l’Académie Ste-Thérèse.

 C’est la délégation de Québec qui en est sortie grande gagnante des compétitions. Elle a ainsi devancé la région hôte avec une avance de 16,5 points. La région de Montréal a complété le podium des régions, à 1 point des Laurentides. La région de l’Estrie s’est quant à elle vue décerner la bannière de la région la plus améliorée. Un bilan plus que positif.

 La mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, était fière de dire que la population était au rendez-vous durant toute la durée des Jeux. Elle a tenu à souligner l’effort des 4 266 bénévoles qui ont répondu à l’appel et qui se sont dévoués au cours de la semaine de compétitions. On a évalué à plus de 40 000 le nombre d'heures de bénévolat. 

 Les caprices de dame Nature ont toutefois compliqué la tâche du comité organisateur de cette 44e Finale. De fortes pluies ont entre autres empêché la présentation de la cérémonie d’ouverture à l’extérieur, et forcé les équipes responsables de l’entretien des pistes de ski de fond à travailler toute une nuit.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

11 février 2015 @ 17:08 — Permalien

 

Crédit photo : Journal Le Courrier, LauPatPP3373

 La MRC de l’Assomption a tenu la 42e Finale des Jeux du Québec du 2 au 10 mars 2007. Présentée conjointement par les municipalités de Repentigny, L’Assomption, Charlemagne et L’Épiphanie ainsi que les paroisses de St-Sulpice et de l’Épiphanie, cette édition s’est déroulée sous le thème : "Des Jeux d’enfer!". 

 La mascotte Tison était, bien sûr, directement reliée au thème de l'événement. Empruntant les airs d’un sympathique diable, elle est inspirée d’éléments traditionnels de la MRC : les contes, les légendes et les vêtements d’époque.

 Des cérémonies d’ouverture et de clôture à grand déploiement ont été présentées à l’extérieur malgré la froideur hivernale. Au total, près de 28 000 personnes sont venues visiter la région de Lanaudière durant les Jeux. 

Retour d’une tradition des années '80 

 Absent depuis 1980, le drapeau des Jeux, couronnant la région gagnante au classement général, faisait son retour. C’est donc dans l’euphorie totale que la région de Québec est repartie avec la fameuse bannière. 

Une chanson bien représentative de la région 

 La chanson d'ambiance de la 42e Finale des Jeux du Québec était bien représentative de la MRC de L’Assomption. Pour cette occasion spéciale, plusieurs artistes, ayant un lien avec les Jeux, se sont mobilisés dont Luc De Larochellière, France D’Amour, La Volée d’Castors, Karl Tremblay et Marie-Annick Lépine du groupe Les Cowboys Fringants, Martin Deschamps, Jean-François Breau, Alain Dumas, et Serge Locat, ex-membre du groupe Harmonium. Quelques-unes de ces personnalités avaient déjà participé à une Finale des Jeux du Québec, alors que les autres sont originaires de la région de Lanaudière. 

Les saines habitudes de vie 

 Les athlètes, entraîneurs et spectateurs des quatre coins du Québec, qui se sont rassemblés dans la MRC de L’Assomption pour l'événement, ont été sensibilisés à l’adoption de saines habitudes de vie tant au niveau de l’alimentation que de l’activité physique. 

Une région prospère et en santé 

 Le bilan final de cette 42e édition rapporte un total de 27 947 personnes qui sont venues dans la région durant la période des Jeux. Ces gens ont généré des retombées de 7,6 millions de dollars lors de leur passage, dont 6,7 millions directement dans la région, constituant ainsi une entrée d'argent neuf directement injecté dans l’économie locale. 

 Chantal Deschamps, préfète de la MRC de L'Assomption et mairesse de la Ville de Repentigny, concluait en ces termes les bienfaits de l'aventure des Jeux. «Les traces de cette belle histoire, c’est bien plus que quelques dollars, c’est l’embellissement des villes-hôtes, des infrastructures spécialement aménagées pour la présentation de compétitions, des médailles ou des joutes mémorables pour les athlètes. Sans oublier des souvenirs de fêtes grandioses pour des centaines de familles d’ici et de l’extérieur et, surtout, la fierté des bénévoles et de la population qui se sont mobilisés pour la présentation de ces 'Jeux d’enfer'.»

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

9 février 2015 @ 17:04 — Permalien

 

Crédit photo : Diane Bouchard

 La Ville de St-Hyacinthe fut l’hôte de la 40e Finale des Jeux du Québec. Du 25 février au 5 mars, 3 300 athlètes, entraîneurs et accompagnateurs des 19 régions ont convergé vers la Montérégie afin de participer à ce grand rassemblement. Durant près de 10 jours, les yeux de tous ont été rivés sur les athlètes. De la période d’accueil à la cérémonie de clôture, en passant par la cérémonie d’ouverture, les compétitions, les activités complémentaires et les remises de médailles, des centaines de personnes étaient là pour les encourager.

 Chacune des 19 régions administratives du Québec, qui participaient à cette Finale d’hiver des Jeux du Québec, étaient parrainée par un athlète de calibre élite d’Équipe Québec. Cette initiative du ministère des Affaires municipales permettra aux athlètes de haut niveau de partager leur expérience avec les jeunes.

 Au nombre des athlètes d'élite associés à ce programme, figurait : Benoît Huot. Athlète paralympique, il compte un impressionnant total de 12 médailles, dont 8 d’or, lors des Jeux paralympiques d’été de Sydney et Athènes, respectivement en 2000 et 2004. 

Une cérémonie d’ouverture à "saveur locale" 

 La cérémonie d’ouverture a notamment rendu un bel hommage aux maraîchers, fermiers, vétérinaires et ingénieurs de la région maskoutaine en faisant revêtir aux acrobates des costumes de carottes, de poireaux et de maïs, rappelant ainsi aux spectateurs que la fertilité des terres de la région et l’économie agroalimentaire sont au cœur des fiertés locales. 

 Le Village des athlètes de cette 40e Finale avait été conçu pour et par les jeunes. On y retrouvait beaucoup d’animation et des installations récréatives de tous genres. «Tous les jeunes qui y entraient avaient les yeux qui brillaient» de dire Marie- Claude Lapointe, ancienne directrice du Village. 

 Du mur d’escalade, aux jeux vidéo en passant par un trampoline muni d’élastiques géants afin de faire d’impressionnantes culbutes, tout était mis en œuvre afin de divertir les jeunes des 19 régions. 

 L’édition de cette classique hivernale a permis à la ringuette de faire ses premiers pas aux Jeux. Le basketball en fauteuil roulant y était quant à lui présenté en tant que sport de démonstration. 

Une première pour une mascotte 

 Après avoir généralement emprunté la forme de plusieurs animaux, dans le passé, c’est lors de la 40e Finale qu’est présentée la mascotte à l’apparence humaine. Baptisée Pirouette, elle a sillonné, tout au long des Jeux, les différents sites de compétition afin d’apporter encouragements et énergie aux participants. 

 Plus de 10 ans se sont écoulés depuis la tenue des Jeux, mais Pirouette est toujours active dans la région de St-Hyacinthe. Elle y fait maintenant la tournée des écoles afin de faire la promotion de l’activité physique et les saines habitudes de vie. Elle laisse ainsi un héritage aux générations futures.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

8 février 2015 @ 16:29 — Permalien

 La Finale des Jeux du Québec à l’hiver 2003 a été un événement unique pour les citoyens de la MRC de Portneuf. C’était la première fois, et seule jusqu'à ce jour, que cette région du Québec recevait un rassemblement d’une telle envergure.

 Le territoire de la MRC de Portneuf est grand comme environ six fois la Ville de Montréal. La 38e Finale des Jeux du Québec a été surnommée les Jeux de la distance puisque plus de deux heures d’autobus étaient nécessaires pour faire le tour de tous les sites de compétition qui étaient dispersés dans 18 municipalités.

 « Nous avons dépensé près de trois fois plus d’argent dans le transport que toutes les autres Finales. Par contre, notre système de transport a très bien fonctionné », souligne le directeur général de la Finale de la MRC de Portneuf Luc Toupin.

Pompiers volontaires 

 Une grande partie du succès de cette Finale est attribuée aux pompiers volontaires de chaque municipalité qui ont été bénévoles pendant toute la durée des Jeux de l’hiver 2003. 

 « Les pompiers volontaires ont fait un travail extraordinaire. Ils étaient partout en même temps et s’assuraient du bon fonctionnement de tout », raconte M. Toupin. 

 L’accueil des gens de la région avait été des meilleurs envers les touristes. Plus de 3000 bénévoles étaient sur les sites chaque jour pour s’occuper des athlètes et des visiteurs. « On ressentait vraiment un esprit familial. Les bénévoles amenaient des couvertures, de la nourriture et des gâteaux aux athlètes. C’était de beaux Jeux où l’hospitalité a été une belle caractéristique. »

Les Jeux de Neijeux 

 Quelques jours avant le début de la Finale, la neige n’abondait pas dans la MRC de Portneuf. Il y en avait juste assez. Est-ce que le nom de la mascotte Neijeux a eu un peu d’influence sur les comportements de mère nature?

 « Nous avons eu peur, mais nous n’en avons pas manqué, avoue M. Toupin. En février, nous avons eu quelques tempêtes et une en plein pendant la Finale. »Chaque village avait sa particularité et le village entier de Saint-Basile était le fameux village des athlètes. Une première pour les Jeux du Québec.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

5 février 2015 @ 17:06 — Permalien

 Après les Finales des Jeux du Québec de Chicoutimi en 1972, Jonquière en 1976 et Dolbeau en 1985, c’était au tour de la Ville d’Alma de recevoir cet événement à l’été 1999. Maintenant, plus de chicane puisque toutes les grosses villes de la région du Saguenay-Lac-St-Jean ont eu leur tour. La présentation de cette 35e Finale a été rendue possible grâce au partenariat indéfectible entre la Ville d’Alma, le collège d’Alma et la commission scolaire du Lac-St-Jean.

Jeunes et moins jeunes 

 Cette Finale a été une réussite au plan social. Jeunes et moins jeunes ont embarqué dans la fête tant en allant participer à des activités qu’en assistant à des compétitions et étant bénévole le temps de quelques heures. 

 « Nous avons un groupe de bénévoles intergénérationnels ce qui a énormément augmenté la qualité de la communication dans l’organisation de la Finale. C’était un énorme rendez-vous sportif, mais derrière ça se cachait un rendez-vous social, culturel et intergénérationnel », explique le président, Jean-Claude Lindsay. 

 Puisqu’il s’agissait de la quatrième présentation de cet événement dans ce coin de la province, tant les organisateurs que la population savaient à quoi s’attendre. Les citoyens se sont impliqués et l’engouement se faisait sentir dans le village des Jeux. 

Concentration des lieux 

 L’esprit sportif des Jeux du Québec était en rendez-vous plus que jamais puisque tous les sites de compétition et d’hébergement étaient concentrés dans un même lieu. Deux écoles secondaires et quatre établissements primaires ont servi pour l’hébergement des athlètes. Seules les épreuves de natation en eau libre, de golf et de tennis étaient un peu plus éloignées. 

 Le village des athlètes comportait une zone socioculturelle où on y rencontrait ses amis, on regardait des films et des expositions. Cette idée a par la suite été reprise lors d'autres Finales. 

 La température a été favorable en grande partie du temps, mais l’événement a débuté avec de la pluie lors de la soirée d’ouverture à stade ouvert où se tient annuellement le Festivalma. Cette soirée où ont défilé les athlètes a été marquée par la démonstration d’intrusion laser. « On voulait quelque chose de différent et c’était approprié aux nouvelles générations », explique M. Lindsay. 

 Comme partout ailleurs, quelques équipements ont été rafraîchis, mais aucune construction majeure n’a vu le jour parce que les installations étaient assez jeunes. Toutefois, le soccer a énormément gagné en popularité. « Dans ces années-là, c’était un mouvement naissant. C’est le sport qui en a hérité le plus. Dans la région par exemple, des milliers de joueurs se sont inscrits par la suite et ça n’a pas arrêté depuis. » 

 La mascotte de ces Jeux est sans doute la plus différente de tout. Il s’agissait d’un homme cheval pour faire allusion à la légende d’Alexis le trotteur du Saguenay qui se prenait pour un étalon né sous la forme d’un humain. Comme l’histoire le veut bien, la mascotte courrait sans cesse, hennissant et se frappant les cuisses pour aller plus vite. Elle a fait revivre l’histoire et jaser bien des gens.

Les Jeux de retour au Saguenay !

 Plus récemment, le 28 février dernier, le conseil d'administration de SPORTSQUÉBEC a officiellement choisi la ville d'Alma comme milieu organisateur de la 52e Finale des Jeux du Québec à l'hiver 2017. Alma a ainsi gagné son pari face à la coalition des villes de St-Jérôme et Mirabel et elle accueillera pour la deuxième fois de son histoire une Finale des Jeux du Québec. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

3 février 2015 @ 13:51 — Permalien

 

 La MRC des Chutes-de-la-Chaudière a  été la première municipalité régionale de comté à recevoir les Jeux du Québec lors de la 32e Finale à l’hiver 1997. Elle a en quelque sorte initié le mouvement puisque par la suite, les MRC de Portneuf, de l’Amiante et de l’Assomption ont accueilli une Finale à leur tour. 

 Les organisateurs de ces Jeux attribuent d’abord leur succès à la grande harmonie qui a régné pendant les plusieurs mois d’organisation. Les sept municipalités qui formaient la MRC, en plus de la ville de Lévis, ont dû s’entendre sur toute la ligne pour organiser cet événement sous le thème Devenir fou des Jeux.

 « Tout le monde a dit son mot et tout s’est bien déroulé. L’organisation s’est faite dans la plus grande des harmonies. Puisque toutes les municipalités sont collées, tout est prêt donc nous avons dispersé les sites de compétitions équitablement dans les municipalités », explique le directeur général, Luc Fournier. 

 À la suite de la fusion municipale au Québec en 2001, la MRC est devenue la ville de Lévis. C’est quatre ans après la tenue des Jeux du Québec que les élus municipaux et la population ont réalisé à quel point cette Finale les a aidés. 

 « Les municipalités et leurs leaders avaient déjà travaillé ensemble sur un projet commun donc pour la fusion municipale, elles ont appliqué la même stratégie. Tout s’est fait dans l’harmonie. » 

Les bénévoles des Jeux

 Les bénévoles nécessaires pour la coordination de ces Jeux n’ont pas été difficiles à trouver. Près de 4200 citoyens des sept municipalités ont donné de leur temps pour combler les 22 000 unités de bénévolat. 

 « Tout le monde voulait être bénévole. Je n’ai pas entendu une personne dire je veux être placée dans ma municipalité. Les gens se disaient bénévoles des Jeux de la MRC des Chutes-de-la-Chaudière et non, bénévole pour une municipalité en particulier », raconte M. Fournier. 

 Côté financement, la MRC des Chutes-de-la-Chaudière a notamment bénéficié des commandites de deux partenaires majeurs, soient les ameublements Tanguay et le marché d’alimentation Métro. 

 « Nous avons eu plusieurs commanditaires locaux, mais ces deux-là, ont donné des montants beaucoup plus élevés que les autres », précise le directeur général. 

 L’expérience a tellement été profitable pour tous que la même année, la MRC a reçu les Jeux du Canada. De plus, M. Fournier a ensuite été directeur général des Jeux du Canada qui étaient présentés à Sherbrooke en 2013 tellement il a aimé son expérience de grand manitou des Jeux du Québec dans sa région.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

31 janvier 2015 @ 12:22 — Permalien

 

René Morin et Marc Courtmanche / Crédit photo : Alain Dion, La Voix de l'Est

 Lorsqu'interviewé par Le Droit en 2010, près de 15 ans après avoir accueilli la 30e Finale des Jeux du Québec à Granby, à l’hiver 1995, Marc Courtemanche, le défunt directeur du comité organisateur de l’événement, n’en revenait encore pas à quel point les Jeux ont laissé un bel héritage à la ville « et aux jeunes  surtout ».

 « Ce dont je suis le plus fier, c’est que les gens ont pu découvrir notre belle jeunesse, mentionne M. Courtemanche. En tant que directeur d’école, je savais à quel point nos jeunes avaient du potentiel. Ils ont pu le prouver lors des Jeux, avec leur discipline, leurs encouragements et leurs performances. » Les Jeux d’hiver de 1995 n’ont cependant pas seulement su tirer le meilleur des jeunes présents. Les adultes y ont également trouvé leur compte. « Quand on a déposé notre candidature, on avait recueilli une pétition de 8000 noms, raconte M. Courtemanche. On s’est servi de celle-ci pour aller chercher nos bénévoles, qui étaient plus de 5000. Certains d’entre eux en étaient à leur première expérience en bénévolat et ils ont eu la piqûre. Ça aussi, c’était le fun à voir » Le directeur général du comité organisateur faisait bien de parler des nombreux bénévoles, qui ont fait des Jeux un succès et pas seulement à Granby. 

 En effet, si le siège d’assise de la compétition se situait à ce dernier endroit, « il y avait quand même 10 % des compétitions qui avaient lieu dans un rayon de 15 km de Granby, en raison des installations nécessaires à celles-ci », expliquait M. Courtemanche. Ainsi, le ski alpin a eu lieu à Bromont, le curling, à Waterloo, et le plongeon, à Saint-Césaire, entre autres.

 Quel sport avait retenu le plus d’attention ? « Le hockey a évidemment été très couru à l’aréna Léonard-Grondin, mais il y aussi eu le patinage artistique, précise l’ancien directeur d’école. Les gens ont de plus découvert l’escrime, qui ne comptait alors que très peu d’adeptes à Granby, tout comme l’haltérophilie et le handball. Ce dernier sport s’est d’ailleurs beaucoup développé après les Jeux… »

 Bien entendu, les bienfaits pour la Ville de Granby n’ont pas été effectifs uniquement sur le plan sportif. Économiquement parlant, les Jeux ont engrangé des retombées économiques avoisinant les sept millions de dollars, en plus de permettre la rénovation de la piscine municipale (Miner), grâce à une subvention de quelque 250 000 $ du gouvernement provincial.« Ce sont des chiffres extrêmement satisfaisants compte tenu de la situation économique qui régnait à l’époque, poursuivait M. Courtemanche. On avait d’ailleurs eu des difficultés à trouver des commanditaires, surtout au niveau national. Mais, peu importe, ce n’est pas ce que l’on a retenu de l’expérience. » Qu’a-t-il donc retenu des Jeux d’hiver de 1995 ? « L’énormité du travail, oui, mais surtout l’engouement que ça a créé chez les jeunes et les bénévoles. »

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

29 janvier 2015 @ 09:25 — Permalien

 

Crédit photo : canada.com/entertainment

 Championne canadienne depuis 2005, médaillée depuis 2000 et vice-championne du monde en patinage artistique, Joannie Rochette a débuté sa carrière, comme plusieurs athlètes olympiques québécois, en passant par les Jeux du Québec. En 1995, à la Finale de  Granby, Rochette est montée sur la deuxième marche du podium. Pour elle, il s’agissait du début de sa vraie carrière.

 « C'était ma première compétition d'envergure, et la première fois où l'on semblait accorder de l'importance au sport que je pratiquais. J'ai vu les Jeux olympiques de 1994 et pour moi, les Jeux du Québec c’était une expérience similaire puisque les athlètes cohabitaient avec des jeunes de tous les sports », explique celle qui a fait vibrer le Canada en entier aux Jeux olympiques de Vancouver en février 2010 en décrochant la médaille de bronze.

 Nouvellement âgée de 9 ans lorsqu’elle a participé aux Jeux du Québec, l’athlète native de l’île Dupas voyait cette expérience comme les Jeux olympiques.

 « C’est très semblable aux Jeux. Il y a les grosses cérémonies d'ouverture et de clôture, la cafétéria commune, la possibilité de voir d'autres sports, l’esprit d’équipe et la télévision qui couvre et diffuse tous les Jeux. »

 Bien que ce ne soit que des Jeux provinciaux, la préparation demeure la même. S’entraîner, c’est s’entraîner et gagner, c’est gagner.

 « En général, la préparation et l’entraînement demeurent les mêmes, mais les Jeux olympiques sont un peu différents parce que c’est beaucoup plus gros, surtout lorsqu'on compétitionne durant la deuxième semaine. Il faut faire abstraction de toutes les distractions et se sentir chez nous dans le village afin de ne pas perturber notre entraînement. Nous planifions tout comme les entraînements, les repas, la récupération, les massages et tout le reste.»

 Une médaille à la Finale des Jeux peut sembler anodine, mais pour certains athlètes comme Joannie Rochette, ce n’est que la première d’une grosse collection. Joannie Rochette a été la première Canadienne à remporter une médaille d’or au niveau novice, junior et sénior. En février 2010 à Vancouver, elle a donné une leçon de courage à plusieurs Canadiennes et Canadiens en sautant sur la glace, malgré le décès de sa mère à son arrivée à Vancouver.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

24 janvier 2015 @ 13:29 — Permalien

 

Crédit photo : Radioville.info

 La 30e Finale des Jeux du Québec d'hiver s'est déroulée à Granby, du 3 au 12 mars 1995. Pendant 10 jours, plus de 3 500 athlètes, accompagnateurs et officiels ont occupé cette belle ville de la Montérégie afin de célébrer la grande fête des sports amateurs. La mascotte de cette 30e  édition était bien représentative de la saison hivernale et de la ville de Granby. Le lynx roux, animal choisi pour personnaliser cet ambassadeur, était à l’époque une tête d’affiche du Zoo de Granby et un animal en voie d’extinction. Son nom, qui fait allusion au blizzard et au Jardin zoologique de l'endroit, est le résultat d’un concours ayant reçu plus de 15 000 propositions.

Des porte-paroles bien connus de la région

 Les porte-paroles étaient le comédien Marc Messier, bien connu à l’époque pour son rôle de Réjean Pinard dans la populaire émission « La petite vie », ainsi que le regretté journaliste Gaétan Girouard, tous deux originaires de la région de Granby. Outre ces deux personnalités, plus de 4 000 bénévoles ont mis l’épaule à la roue afin de permettre à la Ville de Granby de présenter une Finale des plus excitantes et enlevantes.

Une autre personnalité connue à avoir pris part à la Finale de Granby est la chanteuse Émily Bégin. L'artiste a representé la région des Laurentides en gymnastique en 1995 et en garde de bons souvenirs :  « Les Jeux du Québec, c’est un événement extraordinaire. J’en garde des souvenirs mémorables », confie-t-elle. 

Crédit photo : bloguejdqsaintjeromemirabel2017.com

Départ canon

 Et les athlètes n'ont pas perdu de temps à s'illustrer. Lors de la toute première journée de compétition, le plongeur montréalais Benoit Préfontaine atteint les standards canadiens en seulement six plongeons.

 En haltérophilie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne s’est pas gêné pour montrer ses muscles, raflant 13 des 33 médailles d’or disponibles dans cette discipline. À lui seul, Rémi Lavoie est monté trois fois sur la plus haute marche du podium, se permettant aussi de battre le record des Jeux à l’épaulé-jeté.

 La région de l’Estrie s’est vue décerner le drapeau des Jeux du Québec en patinage artistique. C’est la première fois en 25 ans que l’Estrie l’emportait dans cette discipline, devançant la région de Québec par cinq points et demi. Et dans le même sport, une jeune fille du nom de Joannie Rochette vivait ses premiers Jeux du Québec.

Un seul intrus

 Toutefois, l'événement aura reçu la visite d’un participant non désiré. Le virus de la grippe a fait des ravages tout au long de la semaine, s’attaquant à de nombreux athlètes, bénévoles, spectateurs et journalistes.

Un héritage pour les générations à venir

 Sur le plan économique, la Finale de 1995 aura eu des retombées non négligeables. Les installations aménagées ont effectivement pu servir aux futurs athlètes de Granby et de ses environs. À elle seule, la ville a investi 280 000 dollars dans la réfection et l’agrandissement des équipements et infrastructures. Les entreprises locales, ainsi que celles qui envisageaient de s’installer dans le secteur, ont également pu se développer de façon prospère.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

20 janvier 2015 @ 09:25 — Permalien

 

 Quand la Ville de Gaspé a accueilli la 29e Finale des Jeux du Québec d’été, en 1993, elle n’avait qu’une idée en tête : montrer sa belle municipalité au Québec entier, en plus de faire vivre une expérience inoubliable aux quelque 4000 jeunes présents pour l’occasion. Dans les deux cas, elle semble avoir atteint son but.

 Selon le responsable des communications des Jeux de 1993, Benoît Tapp, Gaspé avait beaucoup de pression sur les épaules avant d’accueillir cette grande fête du sport. « On voulait faire oublier la venue des Grands voiliers en 1984, qui ne s’était pas déroulée exactement comme prévu, mentionne M. Tapp, aujourd’hui animateur des sports et du plein air à Gaspé. Nous voulions, cette fois, montrer à quel point nous étions bons et comment notre ville pouvait être belle. »

 Pour ce faire, le comité organisateur de l’événement – sous la direction de Ghislain Côté – a dû avoir recours à une équipe de 5000 bénévoles. Une somme énorme lorsqu’on sait que Gaspé regroupait, à l’époque, 17 000 habitants. Aussi bien dire qu’une personne sur trois s’est impliquée! « On savait que, pour la plupart des jeunes présents, il s’agissait de leur première visite dans notre coin de pays. On voulait donc en prendre soin et leur montrer nos plus beaux atouts. D’ailleurs, ils ont adoré voir le soleil se coucher sur la mer. Il faut dire que Gaspé est une ville magnifique, surtout l’été! Encore plus quand il fait beau, comme ça a été le cas durant la quinzaine des Jeux », ajoute Benoît Tapp.

 Ville maritime oblige, c’est un sport nautique qui a retenu l’attention lors de Gaspé 1993. « Étonnamment, les gens ont particulièrement adoré le ski nautique, qui se déroulait dans la baie, précise M. Tapp. Les gens étaient tout près des sauteurs, à 15 ou 20 pieds d’eux. C’était spectaculaire! La cérémonie d’ouverture a également été très courue. »

 Gaspé a donc su profiter au maximum de la marque de confiance de SPORTSQUÉBEC, qui lui avait refusé ses demandes précédentes en raison d’un manque d’infrastructures. Désavantage auquel a remédié la ville avant d’ouvrir ses portes aux jeunes. « On a investi pour améliorer nos terrains de baseball et de soccer, entre autres. Et à la fin des Jeux, on a néanmoins terminé avec des retombées de plus de trois millions de dollars, dont une piste d’athlétisme de quelque 700 000$. Le jeu en valait donc la chandelle », estime M. Tapp.

 En terminant, celui-ci lance un message aux « petites » villes comme Gaspé qui seraient tentées d’accueillir les Jeux éventuellement. « Celles qui se retiennent ne devraient pas. Les Jeux, ça demande du travail, oui, mais ils constituent un projet social incroyable et magnifique. Sans compter que SPORTSQUÉBEC offre un soutien incommensurable à la ville hôtesse », conclut-il.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

16 janvier 2015 @ 11:34 — Permalien

 

 Les Jeux du Québec ont fait escale dans la région de la Côte-Nord à l’hiver 1993, à Baie-Comeau précisément. Un événement qui restera à jamais gravé dans la mémoire des enfants et des parents présents, qui en étaient pour la plupart à un premier arrêt dans cette ville située à quelque 10 heures de voiture de Gatineau.

 Plusieurs raisons ont mené au succès de Baie-Comeau. François Leblond, responsable-superviseur des compétitions qui avaient lieu au stade Médard-Soucy lors des Jeux, en cible cependant une en particulier. 

 « Les gens ont été surpris de la beauté de la ville et de la qualité des équipements sportifs et des infrastructures qui s’y trouvaient », dit celui qui occupe maintenant les fonctions de directeur des loisirs et du sport communautaire à Baie-Comeau. 

 Le mieux, c’est que la municipalité de quelque 27 000 habitants, à l’époque, n’a pas eu besoin d’effectuer des changements majeurs dans ses installations avant de recevoir la compétition. « Nous étions prêts, note M. Leblond. Vous savez, dans le temps, si tu étais capable de tenir les compétitions dans des installations potables et sécuritaires, SPORTSQUÉBEC [la fédération qui chapeaute les Jeux] te faisait confiance. »

 Pas moins de 4000 bénévoles ont ensuite mis la main à la pâte pendant la quinzaine des Jeux, afin que SPORTSQUÉBEC  soit fière de son choix. « Ça a été une expérience humaine incroyable, un beau projet de mobilisation et de bénévolat, poursuit M. Leblond. 

 Tout le monde en a profité : les jeunes, les parents, les bénévoles, les restaurants, les hôtels, les centres d’achats, etc. Les Jeux ont constitué un bel outil de promotion et de visibilité pour notre ville. Mais, surtout, ils ont été ce qu’ils doivent être : la fête des enfants! » Ces derniers ont d’ailleurs profité de chaque seconde dans la Côte-Nord, le tout dans un esprit de partisannerie et de camaraderie. « Les jeunes ont prouvé que le sport peut être accessible à tous, qu’il est possible de viser la performance tout en ayant du plaisir, ajoute le directeur des loisirs. C’était beau à voir! D’autant plus que les parents sont eux aussi sortis enrichis d’une expérience comme celle-là… »

 D’ailleurs, jeunes et moins jeunes ont semblé s’entendre sur un point lors de la compétition : le ski de fond a été captivant à souhait. « Les sentiers, la neige, la température ; tout semble être arrivé à point pour le ski de fond! C’est un sport qui ne comptait pas beaucoup d’athlètes, mais pratiquement toutes les régions y étaient représentées. Et je peux te dire que les gens ont adoré! D’ailleurs, dans ce sport comme dans bien d’autres, on a noté une augmentation de la pratique à Baie-Comeau dans les années subséquentes aux Jeux. »

 Une dernière phrase qui résume bien quel genre d’héritage peut laisser pareil événement aux jeunes…

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

15 janvier 2015 @ 09:07 — Permalien

 

 Après une édition invitation, la Ville de Laval a accueilli officiellement une seule fois la Finale des Jeux du Québec et ce, curieusement, sans même avoir déposé sa candidature. C’est parce qu’elle était appelée en renfort que Laval a obtenu l’honneur de présenter cette 27e Finale des Jeux. Un an avant la présentation de l’événement, soit au mois d’août 1990, la Ville de Sherbrooke est contrainte de se désister. Devant une telle situation, la direction de SPORTSQUÉBEC n’a d’autre choix que de trouver un «plan B». 

 La Ville de Laval ayant antérieurement manifesté un intérêt et disposant des ressources requises, elle reçoit un appel du président de SPORTSQUÉBEC , Jean-Yves Perron afin de connaître leur intérêt à tenir cette édition estivale.

 C’est sans surprise que cette dernière accepte de relever le défi et de se lancer dans cette aventure qu’est l’organisation de la Finale d’été des Jeux du Québec. 

Un défi de taille

 Le principal défi du nouveau comité organisateur était de taille. Il devait, en un an, s’assurer de respecter les délais. C’est à ce titre que la compagnie informatique IBM lui a remis 15 ordinateurs, ce qui, en 1990, n’était pas banal. Les bénévoles ont également mis l’épaule à la roue. Jean-Pierre Tessier, qui était à l’époque chef de mission, s’en rappelle, non sans un petit sourire en coin. «Curieusement, ce qui a décidé les Lavallois de s’impliquer dans cette galère, c’est qu’ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour y penser. Ils ont littéralement sauté dans le train»

Que les Jeux commencent!

 Le vendredi 2 août 1991, s’ouvre donc cette 27e Finale des Jeux du Québec au Centre de la Nature de Laval, sous le thème de la famille. C’est devant les athlètes, entraîneurs, arbitres et bénévoles que l’auteur-compositeur-interprète Gregory Charles animera la cérémonie d’ouverture. 

 Pour la première et la dernière fois des Jeux, ce n’est pas une mais bien cinq mascottes qui représentent cet événement. Baptisées la famille «Vital», les cinq mascottes qui en font partie se nomment Protéine, Adrénaline, Vitamine A, Vitamine B et Vitamine C. Elles ont animé les Jeux durant les deux semaines d’activités. La flamme des Jeux est allumée par la famille Racine, fort impliquée au niveau du Club de plongeon Envol de Laval.

 Comme la Ville de Laval est le résultat de la fusion de 14 municipalités, le comité organisateur a tenu à séparer les sites de compétitions afin que la majorité des secteurs puisse recevoir des disciplines. Cinq écoles ont donc été monopolisées afin d’héberger les délégations. Plusieurs autobus ont également assuré le transport entre les divers sites de compétition. Pour symboliser cet «éparpillement» volontaire, plusieurs vasques ont été allumées afin de propager l’esprit des Jeux.

 La Finale des Jeux du Québec d’été de 1991 aura permis à la Ville de Laval de rayonner sur le plan sportif à la grandeur du Québec. La piste d’athlétisme de Vanier, aménagée au coût de 1 million $, et le réaménagement du Centre Sportif Josée Faucher permettent encore à ce jour aux Lavallois de profiter d’aménagements sportifs. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

14 janvier 2015 @ 09:50 — Permalien

 La tenue de la 26e Finale des Jeux du Québec au Centre de la Mauricie lors de l’hiver 1991 a été le résultat de la collaboration de cinq partenaires majeurs. Les ex-villes de Shawinigan, Shawinigan-Sud et Grand-Mère, qui aujourd’hui forment toutes la grande ville de Shawinigan, ainsi que le Collège de Shawinigan et la commission scolaire de la Mauricie sont à la base de toute l’organisation. 

 Chacun des cinq partenaires avait délégué un membre pour le comité organisateur et tous avaient la même visibilité. Pour le président et directeur général de la Finale de Shawinigan Michel Béliveau, leur succès a été basé sur la forte collaboration entre les partenaires.

 « Partout où on allait, on envoyait un représentant d’un des cinq partenaires et on alternait pour que chacun ait son tour. Ça prouve à quel point la collaboration entre tous les partenaires était excellente. » 

Une organisation à point 

 La venue de la Finale des Jeux du Québec a initié la mise sur pied des Jeux des aînés. Plusieurs regroupements pour personnes du Troisième Âge ont embarqué dans le projet et depuis maintenant, 24 ans, une fois par année, les aînés de la Mauricie ont leurs propres Jeux du Québec. 

 En 1991, cet événement s’est déroulé un mois avant la grande Finale des Jeux du Québec et a donc permis au comité organisateur de se réajuster sur certains aspects. C’était aussi un avant-goût pour la population. 

 « On a vraiment testé notre organisation et on a réglé certaines petites choses qui, finalement, se sont très bien déroulées pendant la Finale », explique M. Béliveau. 

 Malgré tout ce que les organisateurs pouvaient prévoir, une « terrible tempête de neige » est tombée sur la région entre les blocs un et deux de la Finale. « C’est certain que ça a retardé les compétitions, mais on avait quelques plans B », ajoute le grand manitou de la Finale du Centre de la Mauricie.

Les jeunes sont à l’honneur 

 Coordonnée par 4200 bénévoles, la Finale a permis à plusieurs jeunes artistes de se faire remarquer. La cérémonie d’ouverture était accompagnée d’un spectacle qui racontait l’histoire de la ville. Sur scène, plusieurs dizaines de jeunes ont pu montrer leur talent à tout le Québec. 

 Gripet le petit diable était aussi l’oeuvre d’un enfant. Enjouée et excitée pendant toute la durée de l’événement, la mascotte faisait référence au trou du diable des chutes de Shawinigan. 

 Encore aujourd’hui, les Shawiniganais profitent des équipements sportifs achetés et restaurés il y a 19 ans au coût total de 3.5 millions $. La construction d’un gymnase et l’amélioration de l’aréna Jacques-Plante ont été les plus gros travaux. Les gens de Shawinigan ont tellement apprécié l’expérience que 21 ans plus tard, ils ont à nouveau reçu une Finale des Jeux du Québec. Cette fois-ci, la cité de l’énergie organisait la 47e Finale à l’été 2012.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

11 janvier 2015 @ 11:49 — Permalien

 

 La 25e Finale des Jeux du Québec a débuté sur une note tragique lors du transport de la flamme entre les villes de Matane et St-Jean-sur-Richelieu à l’été 1989. Pierre Larose, un des coureurs qui assuraient le relais de la flamme entre les deux villes, est décédé subitement. « Il était le premier à prendre la flamme et après quelques kilomètres, il a dû arrêter et il est mort sur le champ. Il était un coureur de marathon très en forme. Ça a créé un certain émoi pour le début des Jeux », raconte le directeur général Norbert Gagnon qui était un ami proche de M. Larose.

 Comme si ce n’était pas assez, des averses de pluies torrentielles se sont abattues sur St-Jean-sur-Richelieu, ce qui a provoqué des inondations un peu partout dans la ville. Les organisateurs ont forcément dû annuler plusieurs compétitions pendant cette fameuse journée. « Nous avons envoyé plusieurs bénévoles à la centrale administrative au Cégep de St-Jean pour vider les quatre pouces d’eau dans le sous-sol. Seulement les compétitions de soccer ont eu lieu. Tout le reste a été déplacé et s’est déroulé comme prévu », explique M. Gagnon. 

Les artistes locaux 

 Le comité organisateur a profité de la venue de la Finale des Jeux du Québec pour mettre la région en valeur. Lors de la cérémonie d’ouverture, des centaines d’artistes locaux jeunes et moins jeunes ont présenté leurs talents à tout le Québec, en compagnie de quelques personnalités de la région. Les humoristes Jean-Marc Parent et Pierre Légaré étaient du groupe.

 Jean-Marc Parent a aussi animé la soirée des célébrités qui était une activité de financement qui regroupait plusieurs des anciens participants des Jeux du Québec qui performaient maintenant sur la scène nationale et internationale. Les athlètes Gaétan Boucher, Pierre Harvey, Sylvie Bernier, Sylvie Fréchette et plusieurs autres ont participé à cette soirée qui a servi à ramasser 400 000 $. 

 « Les dirigeants ont fait des efforts remarquables pour organiser des activités de financement. Nous avons d’ailleurs terminé avec un surplus d’un peu plus de 100 000 $ », déclaré M. Gagnon. Une partie du surplus a été versée au Fonds Claude Raymond et la différence a servi à créer un sous-fonds dans cette fondation, qui annuellement, récompense les athlètes de St-Jean sur Richelieu. La mascotte de cette Finale était Richelo, un maringouin faisant référence aux nombreux moustiques vivant aux abords de la rivière Richelieu. 

Les bénévoles 

 Le recrutement des 4200 bénévoles s’est déroulé dans une rare facilité. La population voulait être partie prenant de ce grand événement. D’ailleurs, quelques mois après la fin de la Finale, une soirée retrouvailles a été organisée pour récompenser et remercier les bénévoles. Pas moins de 3800 personnes y ont pris part. « On a laissé les gens décompresser et se reposer après les Jeux et par la suite, on trouvait ça important de les remercier parce que grâce à eux, c’était un succès. »

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

9 janvier 2015 @ 10:44 — Permalien

 

 Quand Matane a accueilli la Finale des Jeux du Québec d’hiver en 1989, la ville était constituée de 14 000 habitants. Et à en croire les propos de son maire à l’époque, Maurice Gauthier, chacun d’entre eux a mis l’épaule à la roue afin de faire de cet événement la fierté de la municipalité. Encore aujourd’hui.

 En tant que « petite ville », comme le note M. Gauthier, pourquoi s’être lancée dans le projet d’accueillir les Jeux ? N’était-ce pas là une lutte inégale face à d’autres villes beaucoup mieux nanties, une sorte de combat entre David et Goliath? « Nous voulions prouver à tout le Québec que nous étions capables de le faire, affirme celui qui en était alors à sa quatrième année à la mairie. Je voulais que les Jeux apportent de la visibilité à Matane, oui, mais aussi qu’ils constituent un projet rassembleur pour les habitants et qu’ils permettent des investissements à long terme, dont tout le monde pourrait bénéficier ensuite. » 

 Parmi ceux-ci, M. Gauthier note la rénovation de certains hôtels et de pistes de ski de fond, de même que l’amélioration de la bibliothèque et de la cafétéria de la polyvalente. Tous des changements dont les Matanais peuvent encore profiter aujourd’hui. 

 « Notre projet a également été initiateur, dans le sens que, contrairement aux grandes villes, nous avons eu besoin de plusieurs intervenants de la région pour mener les Jeux à bon port », ajoute M. Gauthier, un retraité qui continue de s’impliquer aujourd’hui en tant que président provincial de Secondaires en spectacle. « Les directeurs d’école, les professeurs, les policiers ; tout le monde a contribué. 

 D’ailleurs, les Jeux de Matane ont longtemps été considérés comme un exemple à suivre dans le milieu. Voilà pourquoi j’avais dit, à la cérémonie de clôture : La fierté a pour nom Matane! Une phrase qui me suit encore aujourd’hui. » 

 

Pour réussir pareil tour de force, une ville comme Matane a évidemment eu besoin de l’aide financière des deux paliers de gouvernement, mais aussi de celle de contributeurs privés. « Nous sommes mêmes allés en chercher à Québec, via des connaissances », souligne M. Gauthier. Le jeu en valait la chandelle, puisqu’à la fin des Jeux, la municipalité a engrangé des retombées économiques de quelque trois millions de dollars, une somme énorme il y a bientôt 21 ans. 

 Les Jeux de Matane ont donc été couverts de réussite. Aucun accroc, aucune mauvaise note, c’est possible? « Bien, disons qu’il y en a eu deux. La première, c’est qu’on a dû reporter une journée de ski de fond en raison du froid intense. La deuxième, c’est qu’un de nos bénévoles, M. Ouellet, a fait une crise cardiaque quelques jours après la cérémonie de clôture tellement il prenait les Jeux à cœur! Heureusement, dans les deux cas, tout s’est terminé sur une bonne note », conclut M. Gauthier non sans fierté.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

7 janvier 2015 @ 10:13 — Permalien

 

Photo: La Dépêche

 En 1987, la Ville de Val-d’Or regroupait environ 25 000 habitants. Pas moins de 4200 d’entre eux – soit près d’une personne sur six – se sont lancés à pieds joints dans le projet de la 23e Finale des Jeux du Québec d’été, avec comme résultat que ceux-ci ont été ponctués de succès à tous les niveaux.

 « La région de l’Abitibi- Témiscamingue voulait accueillir à nouveau les Jeux, après ceux d’été de Rouyn-Noranda en 1973 et ceux d’hiver d’Amos en 1978, raconte Pierre Corbeil, le président du comité organisateur de Val-d’Or 1987. On s’y est pris à trois fois avant que notre candidature soit acceptée ; en 1983, on nous a préféré Sept-Îles, alors qu’en 1985, Charlesbourg passait devant nous. En 1987, on ne voulait donc pas rater notre coup! » 

 Les deux précédents dépôts de candidature de la ville avaient été refusés en raison du manque d’installations de qualité nécessaires à l’événement. La municipalité abitibienne a donc mis l’épaule à la roue afin de mettre à jour ses infrastructures sportives et culturelles. Sa requête a finalement été acceptée en 1984, soit trois ans avant la tenue de ses Jeux. Et devinez qui était ambassadeur lors de la Finale des Jeux du Québec de 1987...Nul autre que Serge Savard l'ancien joueur des Canadiens de Montréal, lui-même originaire de l'Abitibi !

 « Les Jeux ont été, pour nous, un projet très mobilisateur », précise M. Corbeil, qui a notamment été député provincial d’Abitibi-Est de 2003 à 2012 et ministre sous le gouvernement de Jean Charest entre 2008 et 2012. Toute la communauté y a mis du sien, autant sur le plan humain que financier. Les gradins de la piscine olympique ont été rénovés, la piste d’athlétisme aussi, et on a construit un superbe belvédère visant à accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture; une sorte d’agora extérieure en forme de demi-cercle, avec des estrades dénivelées. Toutes ces installations servent encore à la population aujourd’hui. » 

 Cela, c’est pour le plan administratif. Comment s’est passé le côté sportif alors? « Pendant deux semaines, soit du 7 au 16 août 1987, Val-d’Or était complètement en liesse, se souvient M. Corbeil. Il a fait super beau et la ville vibrait au rythme des Jeux! Et c’est comme ça qu’un tel happening doit se passer. Les Jeux, c’est une belle chance pour les jeunes de vivre une expérience unique, tant sur le plan de la camaraderie que sur celui de la découverte du Québec. Car, après tout, les Jeux représentent une fenêtre incroyable sur notre province. » 

 Qualifiant les deux semaines à Val-d’Or comme « l’expérience humaine la plus inoubliable de sa carrière », M. Corbeil ajoute qu’elles ont également permis l'accueil d'une délégation spéciale. « On avait invité des jeunes du Nunavik à venir prendre contact avec le mouvement, dit-il. Certains d’entre eux avaient même participé à des compétitions. Après tout, les Jeux doivent être une expérience sportive, oui, mais aussi sociale et culturelle. » 

 Et à ce chapitre, Val-d’Or a assurément frappé dans le mille.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

6 janvier 2015 @ 09:12 — Permalien

 

 Après de nombreuses tentatives infructueuses, la Ville de St-Jérôme se voit enfin confier en 1985 la tenue de la 22e Finale des Jeux du Québec d'hiver. Deux ans plus tard, les Jérômiens ont pu vibrer au rythme de cette grande fête du sport pour la jeunesse. C’est donc le 6 mars 1987 que s’ouvre l'événement.

 La flamme fait son entrée à l’aréna Melançon de St-Jérôme devant une foule enthousiaste. Un groupe de 10 coureurs, composé de 5 hommes et 5 femmes a porté cette dernière depuis Charlesbourg, lieu de la dernière Finale, l'été précédent. Ce périple aura permis aux 10 coureurs d’effectuer la distance de 300 kilomètres en trois jours seulement!

D’importantes rénovations

 Pour l'occasion, l’aréna Melançon fut l'objet d'importantes rénovations afin de se conformer aux exigences de l’époque. Ces changements majeurs ont également permis à la Ville de St-Jérôme d’accueillir, cinq ans plus tard, Les Panthères, une formation de la Ligue de hockey junior AAA. La polyvalente de Saint-Jérôme a elle aussi subi une cure de rajeunissement. Des estrades aux plateaux du centre récréatif d'éducation physique ainsi que des disciplines sportives ont été ajoutées, faisant de l'édifice, encore à ce jour, le plus grand centre sportif de la ville.

Une première en sport de glisse

 La ville de St-Jérôme fut la première à accueillir les épreuves de 300, 400 et 600 mètres de patinage de vitesse. Depuis, ces distances ont été modifiées et sont passées à 333, 500 et 666 mètres. 

La population se masse lors des finales

 Les différentes finales font salle comble que ce soit aux arénas Melançon et Jacques-Locas, au gymnase du CEGEP et à l’école secondaire Cap-Jeunesse. L’historien Serge Laurin mentionne, dans le livre Histoire de St-Jérôme, que l’enthousiasme débordant de la population se voit au fait qu’il y a encore plus de bénévoles que d’athlètes lors de ces finales. Le journaliste du quotidien La Presse, Réjean Tremblay, abonde dans le même sens, en écrivant que cette 22e Finale d’hiver des Jeux du Québec fut un franc succès. 

De la noblesse pour représenter les Jeux

 L’ambassadeur de cette grande fête sportive n’est nul autre que l’ex-animateur vedette de TVA (le "Canal 10" de l'époque), monsieur Jean-Pierre Coallier. La mascotte de l’édition, un sympathique porc-épic baptisé Sajou, a animé les divers sites de compétition, tout en encourageant les athlètes. Toujours présente en 2015, la Finale d’hiver des Jeux du Québec de 1987 continue de rayonner sur la municipalité de St-Jérôme. En effet la Fondation de l’excellence pour la jeunesse de St-Jérôme distribue, encore aujourd’hui, des prix dont les bourses proviennent des revenus d'intérêts accumulés grâce aux surplus tirés d'une saine gestion de l'événement.

 De plus, la ville de St-Jérôme en coalition avec la ville de Mirabel est présentement en compétition avec la ville d’Alma pour l’obtention de la 52e Finale des Jeux du Québec hiver 2017. Le grand dévoilement de la ville hôtesse se fera le 28 janvier 2015 par le conseil d’administration de SPORTSQUÉBEC

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

4 janvier 2015 @ 16:14 — Permalien

 

 La présentation de la 21e Finale des Jeux du Québec à Charlesbourg à l’été 1985 a été caractérisée par la programmation principalement basée sur la mascotte Chabou, un écureuil gris habillé en athlète. Chabou a vu le jour à la suite d’un concours dans les écoles de Charlesbourg. Il est l’oeuvre de Véronique Bresse qui était alors âgée de 11 ans en 1985.

 Débordant d’énergie, de joie de vivre et de passion pour les jeunes, Chabou était partout en même temps : dans les écoles, aux événements d’inauguration et aux activités de financement, aux cérémonies protocolaires d’ouverture et de clôture, sur les sites de compétition et dans la foule.

 Il était tellement populaire que le comité organisateur a demandé à la chanteuse québécoise citoyenne de Charlesbourg Andrée Bernard d’interpréter une chanson en son honneur. Mme Bernard a composé la musique de la chanson d’ambiance des Jeux « Salut Chabou! », mais elle s’est inspirée des paroles écrites par Joanne Timmons qui habite aussi à Charlesbourg. 

 Chabou restera dans la tête des citoyens de Charlesbourg à tout jamais puisqu’une fondation porte son nom. La Fondation Chabou vient en aide aux jeunes espoirs sportifs et artistiques et aux organismes sur le territoire de Charlesbourg. Depuis sa création, plus de 300 000 $ ont été remis. 

De tout pour tous 

 La Finale de 1985 comportait plusieurs volets qui permettaient aux gens de tous les âges de trouver de quoi meubler leurs journées pendant la période des Jeux qui s’étendait du 9 au 18 août. Quelque 4000 bénévoles s’assuraient du bon fonctionnement des compétitions, de l’hébergement et des autres services, mais aussi des volets culturel, éducatif, participatif et touristique. 

 Le vélo de montagne et le BMX étant les sports de démonstration cette année-là, les gens pouvaient faire des randonnées en vélo de montagne et tenter quelques tours en BMX sur la piste de vélo-cross. On y trouvait aussi des visites guidées à pied dans la ville, des lieux d’exposition, le disco des jeunes avec Chabou et le Salon de la Pastorale. 

 Plusieurs équipements sportifs et sites de compétition ont dû être rafraîchis et au grand plaisir de tous, ils sont encore accessibles aujourd’hui. Le Patro de Charlesbourg, où se tenaient les cérémonies d’ouverture et de clôture, a vu sa piste d’athlétisme et ses pelouses être refaites, tout comme les six terrains de tennis de l’Arpitennis. De plus, un centre de tir à l’arc a été construit à l’école le Sommet avec un parcours de chasse et un site pour les cibles fixes. Et finalement, l’achat d’un système de chronométrage électronique pour l’Arpidrome de Charlesbourg a complété la liste des améliorations. 

 Cette Finale sous le thème T’as beaux jeux … a été un franc succès au point où le 5 mai 2010, les membres du comité d’organisation et de régie se sont réunis et se sont dit prêts et intéressés à refaire l’expérience dans les prochaines années.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

2 janvier 2015 @ 12:18 — Permalien

 

 La Ville de Dolbeau a posé sa candidature pour recevoir la 20e Finale des Jeux du Québec à l’été 1985, à la suite du vif succès qu’a connu la présentation de la finale régionale des Jeux du Québec quelques années auparavant.

 Toutefois, deux tentatives ont été nécessaires pour accueillir ce rassemblement d’envergure provinciale. « La première fois, c’était une question de petits détails donc pour ne pas manquer notre chance une deuxième fois, certains membres du comité organisateur se sont déplacés pour aller voir la Finale d’été du côté de Sept-Îles (1983) », raconte le directeur général de la Finale de Dolbeau, Guy Godbout.

Une population engagée

 Sans être qualifié de facile, le financement de la Finale s’est très bien déroulé puisque plusieurs entreprises de la région se sont engagées en offrant leurs services, mais surtout, du financement. « Les commerces ont contribué de manière exceptionnelle », précise M. Godbout. 

 Plusieurs activités ont servi de financement, mais aussi de cheminement pour initier et motiver la population au gros événement qui s’en venait dans leur ville. Tout compte fait, les organisateurs ont réussi à intéresser les citoyens parce que 4500 d’entre eux ont été bénévoles avant ou pendant la tenue de la Finale. 

 Quelque 3000 athlètes qui ont concouru dans 16 disciplines ont défilé sur la scène lors des cérémonies d’ouverture ou de clôture animées par la troupe de théâtre locale Madhilit. Plusieurs jeunes de la région sont aussi montés sur scène pour montrer leur talent. 

 Pour ajouter une touche d’éléments locaux, la mascotte Donzy la mouffette a été le fruit de l’imagination d’un enfant. Pendant plusieurs semaines, les étudiants des écoles de Dolbeau ont participé à un concours pour définir ce que serait l’emblème de la Finale. 

 Le costume de Donzy a d’ailleurs été conçu et fabriqué par Guylaine Dessurreault, une designer et couturière originaire de Dolbeau qui est aujourd'hui connue au Québec et au Canada. « On voulait le plus possible encourager l’économie locale. Ça a donné une belle visibilité à Mme Dessureault et le coup d’envoi à sa carrière », explique M. Godbout.

Un gros héritage 

 La population de Dolbeau a retiré beaucoup de cette Finale des Jeux du Québec. La construction d’un gymnase dans une école primaire, qui n’en avait pas, a été nécessaire pour présenter quelques sports intérieurs et un aréna sans estrade a été construit à côté de celui de Dolbeau. 

 Plusieurs clubs sportifs ont aussi vu le jour dans les mois et années qui ont suivi la Finale des Jeux du Québec. Malgré ses 15 000 résidants, la Ville de Dolbeau n’offrait pas de programmes sportifs tels que l’haltérophilie et le patinage de vitesse. Les ayant vus lors de la 21e Finale provinciale, certains jeunes s’y sont adonnés par la suite. 

 Cet événement a tellement été un grand succès que 20 ans plus tard, en 2005, près de 500 organisateurs, bénévoles, athlètes et citoyens se sont rassemblés pour souligner le 20e anniversaire de la Finale des Jeux du Québec de Dolbeau.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

29 décembre 2014 @ 13:49 — Permalien

 

 La municipalité de Sept-Îles est au nombre des villes ayant reçu la Finale d’été des Jeux du Québec à deux reprises soit en 1983 et 2007. En 1983, la Ville reçoit le mandat de présenter la 19e Finale d’été des Jeux du Québec. Dès lors, les gens de la Côte-Nord se mobilisent afin de présenter leur région au reste du Québec. L’une des athlètes présentes a connu une belle carrière internationale mais pas nécessairement dans le sport qu'elle pratiquait à l'époque. En effet, la médaillée olympique en patinage de vitesse Isabelle Charest évoluait alors pour l’équipe de soccer de la région de l’Est-du- Québec.

 Un fait marquant de cette Finale de 1983 revient à la voile. Non pas parce que la compétition fut des plus enlevantes, mais bien parce qu’elle fut annulée ...faute de vent, en plus d’avoir compté sur la participation imprévue de …. baleines! 

Les organisateurs confirment le succès 

 Selon M. Bernard Bourque, le retentissant succès obtenu en 1983 était attribuable à une combinaison de plusieurs facteurs. «Je crois que le savoir-faire, le désir d’exceller et la merveilleuse complicité du groupe exceptionnel de personnes mobilisées lors de ces Jeux ont permis de réaliser avec brio un tel exploit et cela restera gravé dans ma mémoire à tout jamais». 

 «Cette grande fête du sport, présentée à une époque où l’économie connaissait une période plus noire, a permis à toute une collectivité de se réaliser et d’accomplir une mission commune, et ce fut toute une réussite», renchérit Marc Bérubé. Ce dernier, qui n'avait alors que 10 ans, est devenu le directeur-général de la 43e Finale des Jeux du Québec en 2007. 

De retour 24 ans plus tard 

 Les gens de la région devaient ainsi vivre la belle aventure des Jeux, 24 années plus tard. Partie de Repentigny, la flamme a parcouru le trajet de 450 kilomètres sur le fleuve St-Laurent avec des kayakistes. 

 La 43e édition, qui s’est déroulée du 2 au 17 août 2007, aura permis aux 4000 jeunes participants des 19 régions du Québec de démontrer leur savoir-faire dans 18 disciplines sportives. La mascotte Odyssée, une étoile de mer visant à symboliser la nature maritime de la Côte-Nord, était présente à de nombreux niveaux. Elle représentait toutes les valeurs des Jeux, dont la persévérance. 

 Le volet culturel était également omniprésent lors de cette semaine de festivités. Des spectacles ont été présentés sur une base presque quotidienne. De la poésie aux acrobaties, en passant par la musique, plusieurs artistes sont montés sur les planches, dont le groupe Karkwa. 

Le beau temps au rendez-vous 

 C'est par un temps idéal que l'événement s'est déroulé, encourageant les partisans des Jeux du Québec à profiter non seulement des activités au programme, mais aussi des attraits touristiques de la région de la Côte-Nord et de la ville de Sept-Îles. 

 À l’arrivée, la 43e Finale des Jeux du Québec aura permis à la ville et à la région de bénéficier de retombées économiques de 8,5 millions de dollars. La mise à niveau et la construction des nouvelles infrastructures sportives ont permis d’améliorer le développement de certains sports comme le soccer, l’athlétisme, le tennis, le vélo de montagne.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

28 décembre 2014 @ 14:39 — Permalien

 Les villes de Hull, Aylmer et Gatineau ont accueilli la 17e Finale des Jeux du Québec. Tenu à l'été de 1981, ce rassemblement avait mobilisé toute la communauté de l’Outaouais. Les participants de l’époque se souviennent encore aujourd’hui de la cérémonie d’ouverture, tenue sur le Lac-des-Fées, à laquelle avaient assisté 12 000 personnes. 

Mobilisation régionale 

 M. Gilbert Séguin, directeur général de cette Finale, se souvient des entreprises financières, des différends paliers de gouvernement, des organismes communautaires et sportifs ainsi que des institutions scolaires de la région qui avaient été des acteurs importants. «En 1981, les Jeux était un important outil de développement et c'est grâce à la tenue de cet événement que certaines infrastructures ont vu le jour, dont le complexe sportif Mont-Bleu».

 Il se rappelle notamment que l’ex-gardien de but des Canadiens de Montréal, le défunt Michel «Bunny» Larocque, natif de Gatineau, avait accepté d’embarquer dans l’aventure. Un autre membre du comité organisateur, André Lemery, a la même opinion que son supérieur de l’époque. Il ne faut pas oublier toutes les infrastructures qui ont été créées pour les Jeux et dont nous bénéficions encore aujourd'hui», explique-t-il. 

Photo: Steve Babineau, NHLI

Une région en développement 

 Ayant obtenu l'organisation de ce grand rassemblement, la Ville de Hull a dû revoir son plan de développement des athlètes. À l’époque, la Ville ne chapeautait que le hockey, le tennis et le baseball. Elle a donc dû débloquer des fonds afin de se tourner vers de nouveaux sports. Au moment de la fusion avec la Ville de Gatineau, la Ville de Hull dirigeait plus d’une vingtaine de disciplines.

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

27 décembre 2014 @ 17:21 — Permalien

Photo: la Nouvelle union

 La Ville de Victoriaville a été l’hôte de la Finale des Jeux d’hiver de 1981 alors que les Jeux du Québec fêtaient leur 10e anniversaire de Finale provinciale. À la suite de cet événement qui a été couronné de succès, on a fabriqué une épinglette souvenir comme pièce de collection pour souligner les 10 ans des Finales.

 Avant le début de la Finale, le comité organisateur avait d’ailleurs vendu plusieurs épinglettes sur lesquelles on retrouvait la mascotte Jovic qui pratiquait différents sports. « C’était un moyen de financement très populaire. Les gens adoraient ça », souligne le directeur général, Roger Richard.

 Outre ces épinglettes, plusieurs activités de financement ont été organisées pour la population, mais les commanditaires locaux ont été la principale source de financement, si bien, que le comité organisateur a terminé avec un surplus. 

Un esprit sportif 

 Quelques semaines avant le lancement de la 17e Finale des Jeux du Québec, la Ville de Victoriaville ne vivait que pour ça. « Tout le monde disait que c’était leurs Jeux. La Finale de Victoriaville était la propriété des Victoriavillois et Victoriavilloises », indique M. Richard. Cette folie furieuse des Jeux a fait en sorte que 3700 personnes ont rapidement donné leurs noms pour être bénévoles lors de l’événement qui a rassemblé 3000 athlètes québécois. 

 « Et ça ne s’est pas arrêté là, poursuit M. Richard. Les bénévoles des Jeux du Québec ont par la suite été les leaders des sports à Victoriaville. Ils étaient des personnes engagées et ils ont permis à la ville d’évoluer dans plusieurs dossiers. » 

 La commission scolaire des Bois- Francs, le Cégep de Victoriaville et même l’hôpital ont librement accepté de libérer leurs employés. « C’est incroyable de voir comment la population a bien réagi à cette Finale. Ils ont compris la chance qu’on avait et aujourd’hui encore, on ressent cet esprit sportif dans la ville », déclare le président Robert Caron. 

 Pour ajouter à cet esprit sportif, une équipe de journalistes était chargée de produire quotidiennement la Goudrelle, un journal de quatre pages portant seulement sur les Jeux du Québec. Distribué dans tous les dortoirs, les sites de compétitions et plusieurs lieux publics, ce journal était un large portrait des compétitions de la veille et donnait les résultats. 

Un gros héritage 

 Les Victoriavillois profitent encore des infrastructures construites pour la présentation des Jeux du Québec dans leur ville. Ils bénéficient, entre autres, du Colisée Desjardins (appelé Colisée des Bois-Francs lors de sa construction) où s’étaient tenues plusieurs compétitions nécessitant une surface glacée, mais aussi les cérémonies d’ouverture et de clôture. 

 L’amphithéâtre de 3000 places est aujourd’hui le domicile des Tigres de Victoriaville, une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), mais il reçoit aussi le tournoi provincial novice Desjardins de Victoriaville et plusieurs autres événements d’envergure tels que les assises annuelles de la LHJMQ en juin 2011. En 1981, il s’agissait d’un investissement de 4 millions de $.

Photo: la Nouvelle union

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

23 décembre 2014 @ 10:47 — Permalien

 

 La Ville de Thetford Mines et la MRC de l’Amiante ont reçu la Finale des Jeux du Québec à deux reprises. D’abord à l’hiver 1980, puis à l’été 2003. Mais la deuxième fois n’a pas été plus facile que la première puisque lors des deux événements, mère Nature n’a pas aidé le comité organisateur.

La température et les imprévus

 Si le manque de neige avait été un problème lors de l’hiver 1980, l’abondance de pluie en avait été un autre lors de l’été 2003. « Il a mouillé cinq jours sur neuf. C’était incroyable », indique le président de la 39e Finale de la MRC de l’Amiante, Claude Gagnon. Malgré la température assez pitoyable dans les deux cas, la population était en rendez-vous, tout comme les athlètes et les 4000 bénévoles. Les deux événements sont caractérisés par une mobilisation majeure de la population. 

 « J’ai vu des gens refaire des terrains de baseball en deux heures seulement. Ils ont travaillé très fort pour amener du sable et râteler le tout. On avait même des parents qui pompaient l’eau du terrain de soccer pour le match de l’après-midi. Si on avait eu une canicule, on n’aurait jamais eu une aussi bonne mobilisation. Les gens nous en parlent encore », se souvient M. Gagnon. 

 Pour aider le tout, un feu avait ravagé une partie de l’aréna deux semaines avant la Finale de 1980. « Les employés municipaux ont reconstruit le tout et peinturé 24 heures sur 24 dans les jours avant le début, si bien que lors de la cérémonie d’ouverture, certaines personnes ont taché leur manteau avec de la peinture », raconte le directeur général Yvon Meilleur. 

Que du nouveau

 Dédiée aux 10 ans de la création des Jeux du Québec, la Finale de 1980 a été largement marquée par l’innovation. Le comité organisateur dirigé par M. Meilleur a tenté plusieurs nouveautés qui se sont avérées un grand succès. 

 Pour la première fois lors de cette Finale, les résultats étaient informatisés au fur et à mesure. « Ils nous ont quand même demandé de les comptabiliser à la mitaine parce que toutes les autres fois qu’ils avaient tenté quelque chose avec l’informatique, ça n’avait pas marché, mais chez nous, c’était parfait », se réjouit M. Meilleur. 

 La cérémonie d’ouverture avait aussi été marquée par une grande première dans le petit monde des Jeux du Québec. Tout le spectacle était en direct, rien n’était pré-enregistré. De plus, les 3000 athlètes avaient tous un petit coussin sur lequel ils pouvaient s’asseoir pendant la soirée. « On voulait vraiment bien traiter les enfants. Ils étaient mieux assis qu’à poiroter debout. C’était la même chose pour la nourriture. On empiffrait leurs assiettes pour que personne ne meure de faim. On avait des cafétérias sur tous les sites de compétition », ajoute M. Meilleur. 

 Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la 15e Finale des Jeux du Québec présentée à Thetford-Mines a reçu la médaille d’or remise par la Société des Jeux du Québec lors de leur 10e anniversaire. La mascotte Jamik, un bâton de dynamite avec une boîte à lunch, avait aussi retenu l’attention. Le chroniqueur sportif Réjean Tremblay l’avait qualifié « de bibitte affreuse qui représente bien notre milieu », raconte M. Meilleur. Pour le 10e, toutes les mascottes des Finales précédentes étaient de la fête.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

22 décembre 2014 @ 09:06 — Permalien

 Magicien très réputé au Québec, Alain Choquette n’a pas fait apparaître ses trois médailles des Jeux du Québec. Comme des milliers de jeunes athlètes font chaque année, il a participé à la Finale de Joliette en 1978.

 Rares sont ceux qui le font, mais Alain Choquette concourait dans deux disciplines : le tennis et l’athlétisme. « Ce sont des sports différents, mais ça se ressemble en même temps parce que je faisais le sprint en athlétisme et au tennis, c’est plusieurs petits sprints. Je suis un petit vite », rigole le magicien. Mais il n’était pas seulement vite, il excellait. Il est un triple médaillé en une seule Finale des Jeux du Québec. Il a remporté une médaille d’or et d’argent en athlétisme et une de bronze en tennis. 

Passion pour le sport 

 Natif de Ste-Adèle, Alain Choquette a grandi dans ce petit village où la jeunesse était basée sur la pratique de différents sports. Que ce soit le tennis, l’athlétisme, le soccer ou le volleyball, il savait jouer à tout et il était bon. 

 Étant un sportif né, il a eu la chance de sortir du village à quelques reprises pour participer à des compétitions. Aux Jeux du Québec, il représentait les Laurentides, mais il était le seul de Ste-Adèle. 

 « J’étais un adolescent très solitaire. Je portais quand même le manteau et mon fanion, mais je voulais plus gagner pour moi-même que pour les Laurentides », avoue-t-il. En avouant cela, il semble très individualiste, mais en hiver, il faisait partie d’une équipe de hockey et en été, c’était le baseball. L’esprit d’équipe, il connaissait ça. 

Un beau défi pour tous 

 Fier de dire qu’il a participé aux Jeux du Québec au moins une fois dans sa vie et qu’il est même un triple médaillé, Alain Choquette percevait cette Finale comme ses Jeux olympiques. À ses yeux, c’est une nécessité pour que les jeunes se surpassent.

 « C’est tellement important que la société crée des rêves et des défis chez les jeunes athlètes en organisant des événements comme ça. Tu t’entraînes, tu donnes ton maximum et tu réussis à te surpasser. Ça crée de belles fiertés. » 

 « Mais il n’y a pas que les athlètes dans un rassemblement de cette envergure. C’est aussi un défi à relever pour ceux qui l’organisent. Ils se fixent aussi des objectifs à atteindre. C’est tellement un beau projet », termine-t-il.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

19 décembre 2014 @ 08:59 — Permalien

 Organisée dans un temps record, la Finale des Jeux du Québec de l’été 1978 présentée à Joliette a beaucoup fait jaser par le choix de mascotte, mais cette 13e Finale a aussi marqué la fin des essais culturels aux Jeux du Québec. 

 La Ville de Joliette a appris que les Jeux du Québec se tiendraient chez elle moins d’un an avant la cérémonie d’ouverture officielle. Les vrais préparatifs ont débuté au mois d’avril seulement. En un temps record, 1700 personnes ont couru donner leur nom pour être bénévoles. Les organisateurs sont très fiers de ce qu’ils ont réussi à faire. « C’était une très belle Finale. Nous n’avons manqué de rien. Nous avions un bon groupe de bénévoles et compte tenu du court délai, c’était excellent », indique Michelle Gendron.

French Frog

 Les Jeux de 1978 en ont fait réagir plusieurs en dévoilant leur choix de mascotte : une grenouille. Tout de suite les gens ont pensé à la fameuse expression populaire traitant les francophones de French Frog alors que de son côté, le comité organisateur n’y avait même pas songé une minute. 

« Nous avons d’abord répondu aux gens qui critiquaient notre choix d’attendre de voir comment serait notre mascotte une fois animée. Finalement, elle était très populaire sur les sites de compétition », raconte Mme Gendron. 

 Le toutou amphibien faisait plutôt référence aux nombreux lacs, étangs et cours d’eau dans la région de Joliette. En plus d’être extravagant dans le choix de la mascotte, le comité organisateur avait choisi un emblème pour identifier cette 13e Finale des Jeux du Québec. L’as de cœur représentait que tout le monde est ensemble pendant la période des Jeux. Le Comité a eu raison de maintenir ses choix car des milliers d’épinglettes à leur effigie ont été vendues pour financer l’événement. 

La fin d’une époque

 L’été 1978 a été la dernière Finale de la phase expérimentale du volet culturel. Pour marquer la fin d’une époque, c’était le « top des expériences ». En plus du volet de compétitions sportives, les organisateurs de Joliette ont dû recevoir et encadrer des jeunes de chaque région qui ont participé à des compétitions culturelles dans différentes formes d’art. 

 « Cette expérience visait à faire des Jeux du Québec la plus grande fête socio-sportive-culturelle des jeunes du Québec », précise Mme Gendron. Après coup, les responsables ont tranché : les Jeux du Québec sont devenus une manifestation sportive à laquelle se greffent des activités culturelles d’accompagnement. 

 Même si ce genre de nouveauté a attiré des milliers de personnes de plus aux festivités estivales, les organisateurs avaient prévu le coup et tout a roulé comme sur des roulettes. Autre fait marquant : le président de l’événement, le père Jean Livernoche, aujourd’hui décédé, a été et demeure le seul membre du clergé ayant assumé la présidence d’une Finale des Jeux du Québec; très actif auprès des jeunes, ce leader émanait de la maison mère des Clercs St-Viateur située à Joliette.

 

17 décembre 2014 @ 09:24 — Permalien

 

 La Ville d’Amos a présenté la 12e  Finale des Jeux du Québec à l’hiver 1978, puis 27 ans plus tard, elle a renouvelé l’expérience en accueillant la 41e Finale à l’été 2005. Sous la direction d’Ivan Roch, la Finale d’hiver a accueilli plus de 3000 athlètes pour concourir dans 14 disciplines sous le thème Glisse-toi parmi nous . La mascotte Bibi le castor avait d’ailleurs été le principal centre d’attraction de ces Jeux faisant partie du titre de la chanson d'ambiance. Qui participe aux Jeux d’Amos … C’est Bibi. Quelque 3200 bénévoles avaient pris part à l’événement.

Tout le monde s’implique 

 Ayant reçu une Finale auparavant, les gens du comité organisateur connaissaient exactement la somme de travail qui les attendait. Présidée et dirigée par Denys Campeau et Yvon Rioux, la 41e Finale a été un succès sur toute la ligne, du cahier de candidature jusqu’à la cérémonie de clôture. 

 La Ville d’Amos au grand complet vibrait pour cette Finale estivale si bien que le comité organisateur a été obligé de refuser les noms de certains bénévoles. « Dans les quelques mois auparavant, l’engouement était encore plus fort dans la ville. On a dû arrêter de prendre des bénévoles parce qu’on en avait déjà 4000 », précise M. Campeau. 

Une Finale à saveur locale 

 C’est sous le thème des Jeux au naturel que l’événement a été lancé le 5 août 2005 à l’agora naturelle d’Amos qui, encore aujourd’hui, reçoit le festival d’été. Quelque 300 choristes ont chanté lors de la cérémonie d’ouverture quelques instants avant d’entendre le chanteur natif de Val d’Or, Raôul Duguay chanter sa fameuse chanson La Bitt à Tibi. 

 De plus, le plongeur olympique Alexandre Despaties était sur place pour livrer quelques mots aux athlètes. La mascotte Loufto a fait l’objet d’un concours dans plusieurs écoles de la région. La dernière lettre de son nom est dessinée sous la forme d’une goutte d’eau pour rappeler à tout le Québec que c’est dans la région d’Amos qu’on retrouve la meilleure eau de source. 

 Aux dires de M. Campeau, presque toutes les entreprises locales se sont impliquées dans l’organisation de cette Finale, soit en offrant leurs services ou en versant de l’argent au comité organisateur. De plus, plusieurs activités ont été organisées comme campagne de financement. « Le monde embarquait dans tout ce qu’on faisait. Le support de la population a été très important dans toute l’organisation. Disons qu’ils en avaient pour leur argent. » 

 Pour offrir le meilleur équipement aux 3000 athlètes, la piste d’athlétisme a été refaite et les parcs et terrains de jeux ont été rénovés pour y accueillir le baseball et le softball. Les gymnases de plusieurs écoles de la région ont accueilli différentes disciplines. 

 Lors de la Finale de 1978, le gymnase de l’école secondaire la Calypso avait été amélioré, tout comme la glace numéro deux du Complexe sportif du pavillon Paul- Carrier. De plus, la venue des Jeux du Québec a accéléré la construction du gymnase de l’école Sainte- Thérèse. Tous ces lieux sont encore utilisés aujourd’hui.

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

15 décembre 2014 @ 09:10 — Permalien

 

 La municipalité de Sherbrooke présenta à deux reprises une Finale des Jeux du Québec, soit en 1977 et en 1995. La "Reine des Cantons de l'Est" joint les rangs de Sept-Îles (1983 et 2007) et Gatineau (1981 et 2010) à avoir présenté deux Finales estivales. L’édition de 1977 a laissé un important héritage à la Ville de Sherbrooke. 

 Outre le fait que l’événement a été un moteur du développement du sport amateur en région, la construction de la première piste d’athlétisme à l’Université de Sherbrooke et les deux parcours de tir à l’arc du parc du mont Bellevue sont également au nombre des réalisations qui ont permis aux athlètes de la région de se développer au fil du temps. Un surplus de 65 000 $ fut également dégagé de cet événement, permettant ainsi de créer un Fonds pour le sport et le loisir sherbrookois.

 Lors de la Finale de 1977, un «village culturel» avait été mis en place pour offrir des activités dans ce secteur, parallèlement aux compétitions sportives. Fortement appréciée par la population estrienne et les visiteurs, l’expérience pilote est demeurée en place.

18 ans plus tard, on remet ça

 Du 4 au 13 août 1995, la Ville de Sherbrooke présente pour la seconde fois de son histoire la Finale d’été des Jeux du Québec. Lors de cette occasion, le baseball, qui était absent de la programmation depuis 1974, effectue un retour.

 Le cycliste Martin Gilbert, qui a participé aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, prenait part à cette Finale d’été. Il était inscrit en course sur route, sans toutefois se distinguer. Il connaîtra par la suite beaucoup de succès sur les scènes canadienne et internationale.

Sherlo entre à l’Université!

 La mascotte de la Finale de 1995, Sherlo, retrouvera quant à elle du boulot après la tenue de la Finale. En effet, elle a fait son entrée à l’Université de Sherbrooke où elle est devenue la mascotte des équipes du Vert & Or. 

 «L'excellente image de la mascotte véhicule des qualités qui sont aussi celles que l'Université de Sherbrooke met de l'avant : initiative, adresse, esprit d'équipe, fiabilité, sens de l'effort, de l'innovation et du bien commun», explique l’ancien recteur de l’institution sherbrookoise, Pierre Reid. 

 Les Jeux du Québec de 1995 ont permis la rénovation de plusieurs équipements en plus de la construction de terrains de tennis synthétiques regroupés à l’Université Bishop.

L’expérience à profit pour l’avenir

 Forte de son expérience dans l’organisation d’événements sportifs, principalement avec ces deux Finales, la Ville de Sherbrooke a d'ailleurs été mandatée en 2013 afin de présenter les Jeux du Canada.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

14 décembre 2014 @ 18:27 — Permalien

 

 Les ex-villes de LaSalle, Saint-Léonard et Lachine, maintenant des arrondissements de la grande ville de Montréal, ont respectivement reçu les Finales des Jeux du Québec de l’hiver 1977, hiver 1983 et été 2001, toutes accompagnées de différentes péripéties.

Neige sur commande

 N’eut été d’une immense tempête de neige la veille de la cérémonie d’ouverture, la Finale d’hiver de 1977 aurait eu des apparences de Finale estivale car on voyait encore des traces de pelouse. 

 « Deux jours avant le début de la Finale, j’ai dit à un journaliste que j’avais commandé la neige et tu vois, elle est arrivée une journée avant », raconte le coordonnateur des 18 sports de compétitions René Pilon. Finalement, tout s’est déroulé comme prévu sans avoir besoin de transporter de la neige. 

 Les Jeux de LaSalle ont surtout été marqués par la participation des francophones et des anglophones. La couverture médiatique était assurée dans les deux langues et la folie furieuse s’était emparée de la ville. Pas moins de 5200 repas ont été servis pendant la durée des Jeux. 

 L’aréna Jacques-Lemaire a servi de lieu de rassemblement pour les cérémonies d’ouverture et de clôture durant lesquelles Solo le canard animait la foule. Une piste pour les compétitions de raquette et une piscine intérieure pour la nage synchronisée ont été construites pour la tenue de cette 10e Finale des Jeux du Québec. 

Communautés ethniques

 La Finale des Jeux du Québec de 1983 à St-Léonard a mis en évidence les différentes communautés ethniques de la ville qui ont notamment organisé les réceptions officielles selon leurs traditions. C’est ainsi que le souper des missions a été l’œuvre de la communauté italienne alors que celui des médias avait une saveur haïtienne.

 C’est aussi lors de cette Finale qu’a été publiquement lancée la Fondation des Jeux du Québec qui existe encore aujourd’hui. Ces fonds servent à supporter les différents programmes des Jeux du Québec.

 Et, à l’instar de plusieurs autres Finales, le comité organisateur a créé un fonds avec les surplus afin de soutenir financièrement les athlètes de la ville.

Les Jeux de la chaleur 

 La 37e Finale des Jeux du Québec tenue à Lachine à l’été 2001 est reconnue comme les Jeux de la chaleur. Mais malgré la canicule insupportable, les terrains jaunis par le soleil et le manque d’eau, tout s’est déroulé dans l’ordre.

 « On avait installé des douches sur certains sites de compétition pour rafraîchir les athlètes et éviter les coups de chaleur. Partout où on allait acheter des bouteilles d’eau, on vidait les tablettes », raconte le premier directeur général ethnique des Jeux du Québec, Alex Polevoy qui est d’origine russe. 

 La Finale de Lachine s’est distinguée avec la tenue des Fêtes de Lachine en même temps que les Jeux du Québec, permettant plusieurs activités gratuites pour tous. Les athlètes, bénévoles et citoyens ont, entre autres, pu profiter des spectacles d’artistes tels que Jean Leloup et Paul Piché. 

 De plus, les athlètes ont pu bénéficier d’une des plus belles maisons des athlètes de toute l’histoire des Jeux du Québec. Ils avaient à leur disposition une piscine hors terre, plusieurs ordinateurs et même des jeux électroniques. Encore méconnu dans ce temps-là, le groupe québécois Loco Locass est monté sur scène en concert privé spécialement pour les athlètes. 

 La mascotte Rapido, un volatile dont le nom rappelle les rapides de Lachine, avait été dessinée par un enfant de cinq ans.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

11 décembre 2014 @ 09:37 — Permalien

 Les ex-villes de Trois-Rivières, Trois-Rivières Ouest et Cap de la Madeleine, maintenant toutes fusionnées sous le nom de Trois-Rivières, ont accueilli la Finale des Jeux du Québec à deux reprises et les deux fois, elles ont fait jaser d’elles. À l’été 1975, leur mascotte qui n’existait pas a attiré l’attention tandis qu’à l’hiver, elles ont réalisé les premières cérémonies d’ouverture et de clôture extérieures pour cette saison, en plus d’avoir innové sur plusieurs autres aspects.

Où est la mascotte? 

 Toutes les Finales ont leur particularité et celle de 1975 en avait une grosse. C’était les premiers Jeux, et les seuls d’ailleurs, où il n’y avait pas de mascotte. « On a beaucoup été critiqué là-dessus, mais c’était une question de philosophie et de nouveau concept qui n’a pas été repris par la suite. On voulait mettre l’accent sur les athlètes et non sur une mascotte », explique Michel Morrissette qui faisait partie de la délégation de la Mauricie en 1975. Il y avait toutefois un logo qui symbolisait un athlète. « Disons que nous avons bousculé gestes et coutumes », ajoute M. Morrissette.

 Ces Jeux ont été un succès grâce à la grande collaboration des trois villes, mais aussi de l’Université du Québec à Trois-Rivières et du Cégep de la ville. Plusieurs de leurs locaux ont été nécessaires pour héberger les athlètes, mais aussi pour y tenir quelques compétitions. Le club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières est un des nombreux héritages qu’a laissés cette Finale des Jeux du Québec. Aujourd’hui, ce club excelle sur les scènes provinciale et canadienne. 

Du nouveau et que du nouveau 

 En 1999, ce sont les mêmes trois villes qui ont présenté la Finale d’hiver. Sachant très bien à quoi s’attendre, elles ont tenté diverses expériences comme tenir les cérémonies d’ouverture et de clôture à l’extérieur au stade de baseball Fernand Bédard. « Il faisait assez froid, mais c’était de très belles soirées », souligne M. Morrissette qui, en 1999, était directeur général adjoint. C’était aussi une première parce que toutes les délégations avaient accès à un lieu d’entraînement et d’échauffement tous les jours. « Certains ont apprécié, mais d’autres non parce que dans certaines disciplines, ils pouvaient risquer des blessures. » 

 Le comité organisateur avait travaillé très fort sur l’aspect touristique des Jeux du Québec parce qu’il avait calculé que les gens de douze régions pouvaient s’y rendre en moins de 2 h 30 de voiture. « Nous avons eu beaucoup de visiteurs et de touristes. Tout comme en 1975, c’était très bien réussi, mais il est difficile de comparer puisqu’il ne s’agit pas de la même époque, les faits et gestes ne sont pas les mêmes et c’était deux saisons différentes », conclut M. Morrissette. Cette dernière Finale présentée à Trois-Rivières a terminé avec un surplus financier de 150 000 $ qui a servi pour la création du fonds pour les promoteurs d’événement. Depuis 2003, une centaine d’événements sportifs et de loisir se sont déplacés dans cette ville.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

9 décembre 2014 @ 13:40 — Permalien

 

 Photo : Archives L'Avantage de Rimouski

 La Ville de Rimouski a reçu la Finale d’hiver des Jeux du Québec à deux reprises en 1975 et en 2001. L’accueil chaleureux des gens de cette région, leur mobilisation et leur implication ont fait des 7e et 36e Finales de très grands succès.

Subito presto 

 Le comité organisateur de la Finale de 1975 n’a pas eu le temps de chômer pour mettre en place cet événement qui a accueilli plus de 3000 athlètes et leurs familles. En juillet 1974, la Ville de Rimouski a été choisie comme ville-hôtesse et les Jeux se tenaient en mars de l’année suivante. La période de neuf mois a été des plus surchargées. 

 Malgré ce très court délai, tout s’est bien déroulé, à l’exception du financement qui a été plus difficile que pour les Finales précédentes. « Le maire nous avait tout de même dit de faire notre possible et que la Ville financerait le reste. Nous avons organisé des activités de financement et nous y sommes presque arrivés», raconte Jean-Claude Dumais qui était le responsable des équipements sportifs. 

 Les bénévoles et les entreprises ont répondu à l’appel du comité organisateur en donnant de leur temps et en libérant les employés municipaux et ceux du Cégep. Les écoles secondaires de la ville ont accueilli les 3500 athlètes et le Colisée de Rimouski a servi pour plusieurs compétitions. 

 Comme si tout allait trop bien, une mésaventure devait se produire avant la fin des Jeux. Une heure du matin, le téléphone sonne chez M. Dumais pour lui apprendre que le toit du deuxième aréna coule en raison du temps doux. « On a tout réparé, personne ne l’a su et tout s’est passé comme prévu », souligne-t-il. 

 La Finale de 1975 a battu des records d’assistance en enregistrant plus de 6000 personnes qui ont assisté à la démonstration de saut de baril. Un athlète du nom de Jolin avait alors sauté 15 barils. 

Les Harvey : de père en fils

 La Finale de 2001 présentée à Rimouski s’est si bien déroulée que le comité organisateur a terminé avec un surplus de 250 000 $ dans les coffres. De ce montant, 50 000 $ ont été investis dans plusieurs organismes de la région alors que la différence a servi à créer le fonds d’aide Pierre-Harvey qui donne, annuellement, des subventions aux meilleurs espoirs sportifs et aux programmes arts-sports-études. 

 C’est d’ailleurs à cette Finale que le fils de Pierre Harvey, Alex, a participé à sa première grande compétition dans la ville où son père et sa mère ont grandi.

 À 12 ans, Alex Harvey représentait la région de Québec en ski de fond, tout comme sa sœur Sophie, qui elle n’avait que 10 ans.  

 « C’est la première fois que nous allons vivre les Jeux du Québec, avait dit Alex dans une entrevue au journal L’Avantage de Rimouski. C’est super le fun que ça se passe à Rimouski. J’espère qu’on va s’amuser. »

 Le jeune Alex ne semblait pas se mettre trop de pression : « J'aimerais un jour devenir aussi bon que mon père. Mais, pour le moment, c'est important que je m'amuse », avait-il déclaré au journal Le Soleil. 

 Alex avait finalement terminé au 6e rang et il avait vu sa sœur remporter la médaille de bronze. 

 C’est sept ans plus tard, en 2008, qu’Alex Harvey a récolté le fruit de ses efforts en montant sur la deuxième marche du podium aux Coupes du monde de Whistler et de Trondheim. L’année 2011 aura été son année charnière alors qu’il a été couronné champion du monde des moins de 23 ans à Otepää et champion du monde en sprint par équipe à Oslo avec son coéquiper Devon Kershaw, en plus de gagner la médaille d’argent à la Coupe du monde de Drammen.  

 Le rêve d’Alex Harvey à la Finale des Jeux du Québec de 2001 se sera donc réalisé, lui qui est aujourd’hui reconnu comme un des meilleurs fondeurs canadiens.  

 

* Ce texte est en partie tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

7 décembre 2014 @ 21:58 — Permalien

 Il y a déjà 40 ans, la ville de Salaberry-de-Valleyfield en Montérégie a été, pour la toute première fois, le point de mire de la scène sportive québécoise. Du 1er au 11 août 1974, la capitale régionale du sud-ouest du Québec accueillait plus de 1 500 bénévoles et 2 000 athlètes dans le cadre de la 6e Finale des Jeux du Québec. 

 Pour l’occasion, quinze disciplines étaient au programme dont : l’athlétisme, le baseball, le cyclisme, la crosse, la gymnastique, le handball, la natation, le plongeon, la pétanque, le ski nautique, le soccer, le tennis, le tir à l’arc, la voile et le water-polo, ainsi que deux disciplines en démonstration (voile et canotage).

 Dame Nature aura fait parler d’elle lors de cette 6e édition de la Finale des Jeux, en raison de la triste température des sept premiers jours de compétition. Petite anecdote à ce sujet : la cérémonie d’ouverture a même dû être déplacée dans un délai de 24 heures pour cause d’invalidité du site de la piste d’athlétisme. 

 Malgré tout, ces Jeux auront été un immense tremplin pour la ville de Salaberry-de-Valleyfield, tant sur le plan socioculturel qu’au niveau du renouvellement des infrastructures.

 En effet, les Jeux de 1974 auront permis à la ville de se doter d’équipements sportifs répondant aux normes des différentes fédérations sportives telles qu’une piste d’athlétisme à l’école de la Baie Saint-François, un terrain de soccer à l’école Hébert et un site de sports nautiques aux abords de la Baie Saint-François, pour n’en nommer que quelques-uns. À l’époque, la permanence des Jeux était composée de cinq membres, dont un directeur général.

 De ce nombre, on comptait Michel Rochefort et Jacques Lemieux qui ont également été directeurs bénévoles pour la 46e Finale des Jeux du Québec – Hiver 2011 qui s’est déroulée dans Beauharnois/Salaberry-de-Valleyfield. Sans oublier, bien sûr, Denis Lapointe, aujourd’hui Maire de Salaberry-de-Valleyfield. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

5 décembre 2014 @ 09:08 — Permalien

 

 À l’été 1973, lorsque des représentants de la Société des Jeux du Québec contactent des gens à Saint-Georges pour savoir s’il y avait intérêt à organiser la Finale provinciale des Jeux du Québec prévue pour le mois de mars 1974, ils se font répondre : «C’est quoi ça, les Jeux du Québec?» Après quelques rencontres, le Conseil de ville de Saint-Georges accepte de relever le défi et confie à Lorenzo Bureau le rôle de directeur général avec, pour mandat principal, de mettre en place un comité organisateur.

 Le temps de trouver un président, de former un conseil d’administration et un comité organisateur, il ne reste que trois mois avant l’ouverture des Jeux. 

C’est parti 

 Dès l’annonce officielle que Ville de Saint-Georges devient la ville-hôtesse de la Finale des Jeux du Québec, un vent d’enthousiasme généralisé s’empare de la Ville et de la région. 

 Les bénévoles affluent au bureau du comité organisateur, des entreprises acceptent volontiers de libérer des employés, les organismes publics et socio-économiques offrent leurs services et tout se met en branle. 

 Les dirigeants et organisateurs ont saisi l’occasion d’utiliser les Jeux du Québec comme un outil de promotion de la Beauce. La mascotte Jaro est vite adoptée par le public, l’Ordre des Jarrets noirs devient un important outil de ralliement et de financement, une tournée provinciale de promotion contribue à faire rejaillir le nom de la Beauce à l’échelle du Québec, en somme Saint-Georges de Beauce prend sa place sur la carte du Québec. 

 Même si le temps est limité, les organisateurs innovent en créant, pour la première fois dans la courte histoire des Jeux du Québec, un volet culturel qui permettra le mariage du sport et de la culture. 

 De janvier à mars 1974, une armée se met en place pour créer un événement majeur et accueillir les quelque 2 500 athlètes en provenance de toutes les régions du Québec de même que les responsables des fédérations sportives et les dizaines de représentants de médias électroniques et écrits. C’est une période de travail très intense et les nuits sont courtes pour les organisateurs. 

Un deuxième grand succès 

 Le succès de la Finale d’hiver de 1974 a tellement été grand que la région de la Beauce a, à nouveau, posé sa candidature. Une deuxième tentative a été faite, mais la région ne disposait pas de terrain de tennis à ce moment-là. C’est donc en 1979, alors que la construction des terrains de tennis était terminée que la région de Saint-Georges de Beauce a accueilli les Jeux d’été. 

 Cette fois-ci, le comité organisateur a eu un an d’avis ce qui en a facilité la préparation. Le rassemblement était plus grand qu’en 1974 puisque plus d’athlètes et de visiteurs se sont présentés. La population jouissait d’impatience. Un vent d’enthousiasme envahissait la ville. « C’était la fête en ville pendant toute la semaine », décrit le directeur général, Robert Dutil. 

 La mascotte Tigane, le pendant féminin de Jaro, représentait la communauté d’Amérindiens qui se sont confondus dans la région de la Beauce. Dans les deux cas, il s’agissait d’une chaudière sur pied avec un visage.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

4 décembre 2014 @ 13:37 — Permalien

 Si vous croisez le journaliste et chroniqueur de La Presse Pierre Foglia, prenez quelques instants pour lui demander ce dont il se souvient de la Finale des Jeux du Québec à l’été 1973. Il vous répondra sûrement qu’il a quitté la ville après avoir installé le grabuge en écrivant un texte qui disait que « Rouyn-Noranda, c’est laid ».

 La venue de la  4e Finale des Jeux du Québec dans les ex-villes de Rouyn et Noranda a été le début d’une grande aventure pour refaire une beauté à ces villes. 

 « Rouyn-Noranda est une ville minière et ce n’était pas très esthétique comme paysage. Pendant ces années-là, la ville tentait de reprendre son souffle. Lorsque nous avons appris que nous étions la ville-hôtesse de 1973, nos citoyens étaient tellement fiers d’accueillir le Québec en entier qu’il y a eu une prise de conscience et on s’est mis à tout nettoyer et aménager », raconte le directeur général adjoint, Denis Charron. 

 Cet événement qui a fait découvrir l’Abitibi à des milliers de Québécois a marqué le début d’une nouvelle ère à Rouyn-Noranda parce que maintenant, plus personne n’oserait dire que c’est laid. Cette ville a d’ailleurs gagné à deux reprises le concours de la plus belle ville de fleurs de la province. 

Une organisation sans faille 

 Le comité organisateur a tout mis en place pour que ces Jeux soient un véritable succès et ce fut le cas. « La qualité de notre organisation a fait la différence », indique M. Charron. 

 La population était excitée de faire visiter son coin de pays à tout le monde. L’organisation débordait de bénévoles jusqu’au point où il y en avait trop. Plusieurs activités-bénéfices ont été organisées. La plus grosse et profitable a été une soirée cocktail à 500 $ du billet où l’ancien maire de la Ville de Montréal Jean Drapeau était le conférencier. Pas moins de 750 personnes ont assisté à cette soirée. 

 Les Jeux de Mouska, un orignal, ont aussi permis aux villes environnantes qui ont reçu des compétitions de rajeunir leurs installations sportives. Plusieurs écoles ont vu leur gymnase être rafraîchi et la piste d’athlétisme a été refaite au complet. Aujourd’hui, beaucoup moins utilisée, la Ville lui a donné une deuxième vie en rénovant l’intérieur de la piste pour en faire un terrain de soccer synthétique. 

 « Les Jeux du Québec ont donné une impulsion au mouvement sportif à Rouyn-Noranda. Par exemple, nous avons maintenant plusieurs nouveaux clubs de sports et ils ont leurs propres locaux, comme la gymnastique par exemple », explique M. Charron. 

 Le comité organisateur avait aussi mis en place une salle d’exposition qui par la suite est restée en place et ce fut la toute première salle d’exposition de Rouyn-Noranda. Le côté animation sociale avait aussi retenu l’attention. Des amuseurs publics se promenaient sur les sites de compétition pour divertir les spectateurs. 

 Tout est bien qui finit bien, la Finale de 1973 s’est soldée avec un minime déficit qui a été absorbé par les villes participantes en raison des nombreuses installations et améliorations qui avaient été faites pour les Jeux du Québec.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

2 décembre 2014 @ 09:14 — Permalien

Photo: voir.ca 

 Animateur radio et humoriste reconnu à travers le Québec, Alain Dumas a déjà participé à une Finale des Jeux du Québec. En 1976, alors que la Finale se déroulait à Jonquière, Alain Dumas défendait les couleurs des Polypus de la polyvalente de Sorel au basketball.

 « C’est incroyable comme événement. Je trouvais que la finale régionale était quelque chose, mais là, c’était encore plus gros. Tu es assis dans le centre de l’aréna et sur le moment, tu te dis qu’il y a seulement les Jeux olympiques qui sont plus gros que ça », raconte-t-il. 

 La Finale à laquelle Alain a participé tombait la même année que les Jeux olympiques à Montréal. Selon lui, l’impact était encore plus grand pour les jeunes athlètes. 

 « Les Jeux olympiques se préparaient à Montréal. Toute la province ne pensait qu’à ça. Il y a eu une certaine prise de conscience de l’activité physique et ça donnait donc une portée beaucoup plus riche pour les athlètes des Jeux du Québec. » 

L’esprit d’équipe 

 Lorsqu’Alain racontait son expérience à la Finale des Jeux du Québec, on sentait encore sa passion du basketball en lui. Il retombait dans ses bons souvenirs d’adolescence quand il avait quitté sa ville avec son équipe et que tous ses amis étaient excités dans l’autobus. 

 « Les Jeux du Québec créent un très gros sentiment d’appartenance parce que tu représentes ta région. Tu te bats au maximum pour l’emporter », explique celui qui est aussi chanteur, comédien et animateur à la radio. 

 Ce rassemblement sportif québécois apprend aussi aux athlètes la notion d’esprit d’équipe qui, à tout coup, permet de gagner. 

 « Tu arrives là-bas et tu es la meilleure équipe de ta région, mais tu dois jouer contre les meilleurs d’ailleurs dans la province. C’est vraiment David contre Goliath. L’esprit d’équipe est extraordinaire parce que tout le monde suit la même ligne directrice qui est celle de faire gagner l’équipe. » 

 Aux yeux d’Alain Dumas, les Jeux du Québec sont une très belle école pour tous les jeunes athlètes québécois et l’un des meilleurs modèles à suivre.

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

1 décembre 2014 @ 09:45 — Permalien

 

 La nouvelle ville de Saguenay, créée lors des fusions municipales, a été l’hôte de la Finale des Jeux du Québec à deux reprises. À l’été 1972, l’ancienne ville de Chicoutimi vibrait au rythme de la 4e Finale tandis qu’à l’hiver 1976, celle de Jonquière tentait l’expérience en recevant la 10e Finale des Jeux du Québec. 

 Le dossier de candidature de l’été 1972 a été soumis par un groupe d’hommes d’affaires de Chicoutimi composé de Marcel Claveau, Gaston Sénéchal, Jean Laflamme et Jean-Paul Lessard. L’événement d’envergure provinciale qui en était à sa troisième édition  était dirigé par Rodrigue Langevin.

 Puis quatre ans plus tard, ce sont les permanents du service des sports de Jonquière qui ont proposé à leur ville de recevoir la Finale des Jeux d’hiver. Gérard Leroux, président, et Robert Lavoie, directeur général, étaient à la tête du comité organisateur. 

Une première expérience profitable

 Même 42 ans après la présentation d’une Finale des Jeux du Québec à Chicoutimi, les jeunes sportifs de cette ville en bénéficient encore. Depuis 1975, la Fondation Timi, fondée avec les surplus de la Finale de 1972, offre annuellement des bourses aux athlètes de Chicoutimi. 

 Le comité organisateur a terminé avec un « très bon surplus » et a redistribué l’argent aux villes de LaBaie, Alma, Jonquière et Chicoutimi qui ont contribué au succès de l’événement. Toutefois, seul le montant reçu à Chicoutimi a été investi pour créer la Fondation Timi. De plus, la somme remise à Chicoutimi pour le surplus des Jeux du Canada en 1984 et celui des Fêtes du 150e en 1995 a été versée à la fondation. La fondation Timi doit son nom au petit bleuet Timi qui était la mascotte des Jeux de 1972, événement qui a réuni un peu plus de 3000 athlètes et 3000 bénévoles dans le Centre Georges-Vézina pour la cérémonie d’ouverture. 

 Les organisateurs avaient trouvé plusieurs commanditaires, mais leur fameux cocktail-bénéfice leur a tout de même rapporté 100 000$. 

Au boulot avec Jako

 La 10e Finale des Jeux du Québec a été lancée sous le thème Au boulot avec Jako. La mascotte Jako, un lièvre des grandes forêts québécoises, était sur scène pour la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au Palais des Sports de Jonquière. Parents, amis, familles, citoyens et entraîneurs y étaient pour accueillir les 3000 athlètes qui allaient concourir pour la semaine à venir. 

Photo: archiveshistoriquesaguenay.com  

 Pas moins de 5000 bénévoles ont donné temps et énergie pour cette Finale. La Ville de Jonquière et les entreprises locales ont énormément aidé pour le financement des Jeux. En plus des athlètes, des bénévoles et du financement, la température était au rendez-vous. « On ne pouvait pas demander mieux », lance le directeur général, Robert Lavoie. 

 Comme la Finale de 1972, celle de 1976 est reconnue pour l’accueil chaleureux des gens du Saguenay. Les visiteurs ont été charmés par la région des bleuets. 

 Cette 10e Finale s’est finalement terminée avec un surplus de 100 000 $ qui a été donné aux services des loisirs de Jonquière qui l’a distribué dans les différents organismes sportifs.

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

27 novembre 2014 @ 08:45 — Permalien

Photo : Archives Nationales du Québec 

 Le mot Montréal apparaît deux fois dans la liste des villes qui ont accueilli la Finale des Jeux du Québec. Pour la 2e Finale à l’hiver 1972, l’île de Montréal au grand complet a présenté différentes compétitions sportives tandis qu’à l’été 1997, la Ville de Montréal a organisé la 33e édition.

D'Est en Ouest 

 La Finale de 1972 devait d’abord être présentée à Shawinigan; s’étant vu refuser une subvention gouvernementale additionnelle, Shawinigan se désistait et l’événement a dû changer de ville. L’île de Montréal a donc été choisie comme ville-hôtesse. Les Jeux ont été organisés par la Corporation des Jeux du Québec en collaboration avec la Confédération des sports du Québec. 

 Les compétitions étaient coordonnées par les différentes fédérations sportives. Les athlètes concouraient de l’ouest de l’île, Pointe-Claire, jusqu’à la base militaire de Pointe-aux-Trembles située complètement dans l’est. 

 Bien que tenue sur un territoire très vaste, cette Finale avait une sympathique mascotte nommée Nanouk qui était un ours polaire.

Des Jeux typiquement montréalais

 Les athlètes qui ont participé à la 33e Finale et les milliers de spectateurs qui y ont assisté ont eu un aperçu de ce qu’est la grande métropole québécoise. Représentée par une mascotte d’écureuil typique des parcs de Montréal, cette Finale a attiré bien des gens, même plus qu’espérés. 

 « Beaucoup de gens et de délégations se sont déplacés. Ils ont profité de l’occasion pour venir visiter la grande ville de Montréal. Nous avons eu des assistances exceptionnelles, atteignant même 2000 spectateurs », indique le directeur général, Pierre Fortier. 

 La Ville de Montréal est attrayante pour les gens qui habitent en région, mais le comité organisateur avait une grosse crainte : ne pas être capable de créer l’atmosphère des Jeux du Québec parce qu’à Montréal, plusieurs choses se passent en même temps. 

 « Il a fallu être créatifs et imaginatifs. Nous avons tout concentré dans un seul arrondissement dans un rayon de deux kilomètres. La rue Émile-Journault était même fermée parce que c’était le site de rassemblement des gens », explique M. Fortier. 

 Pour plusieurs athlètes, les Jeux du Québec étaient une occasion unique, mais vivre dans la ville de Montréal pour quelques jours l’était tout autant. C’est pour cette raison que les organisateurs les ont gâtés en leur offrant notamment une soirée au Stade olympique. 

 « Nous avons fait deux soirées baseball où nous avons amené en métro tous les athlètes au Stade olympique. C’était incroyable parce qu’ils n’ont pas tous eu la chance de venir à Montréal auparavant. C’était peut-être une occasion unique et dans un cadre sécuritaire. »

 Coordonnés par une équipe de 2300 bénévoles, ces Jeux comportaient aussi un volet amitié où des délégations de différents pays et provinces canadiennes y participaient. Des équipes de volleyball féminin et de soccer masculin venues de la Tunisie, du Vietnam, de la France, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et du Manitoba y ont pris part. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

 

25 novembre 2014 @ 09:09 — Permalien

 

Photo: Erick Labbé, Le Soleil

Pierre Harvey est de ceux qui ont passé par une  Finale des Jeux du Québec  avant de faire le saut dans  le monde des athlètes  olympiques canadiens. Âgé de 14 ans, il a pris part  à la première Finale d’été  des Jeux du Québec tenue  à Rivière-du-Loup en 1971  alors qu’il participait aux épreuves de natation.

 Puis en 1973 et en 1974, aux Finales de Rouyn-Noranda et Valleyfield, il s’y est présenté avec son vélo qui lui a permis de connaître du succès dans les années suivantes.

 « Quand tu as entre 12 et 15 ans, c’est le paradis terrestre. Tu te concentres sur tes compétitions et entre ça, c’est la fête pendant une semaine. La première fois que tu participes à ces Jeux, c’est assez impressionnant. En 1971, c’était la plus grosse compétition à laquelle j’avais participé », raconte M. Harvey. Entre sa première et sa dernière participation aux Jeux du Québec, Harvey a eu la chance de prendre part au championnat canadien et au Championnat du monde de cyclisme. 

 « C’est toujours plaisant d’y retourner année après année parce que même si c’est moins impressionnant que la première fois, tu as pris de l’expérience et tu es dans les meilleurs au Québec. Ce sont tous des souvenirs mémorables », poursuit-il. 

 Un an après sa dernière présence aux Jeux du Québec, Harvey a gagné le tour de l’Abitibi, puis un an après, en 1976, il remporta un premier championnat canadien. « Les Jeux du Québec sont la porte d’entrée de plusieurs athlètes pour performer à des niveaux plus élevés. Nous sommes très chanceux d’avoir ce rassemblement provincial pour préparer et motiver les athlètes québécois. C’est le jardin dans lequel on cultive nos athlètes », déclare celui qui après 1980 s’est lancé dans le ski de fond. 

 « Je ne veux pas dire que sans les Jeux du Québec, nous n’aurions pas d’athlètes reconnus internationalement, mais ça met beaucoup plus de chances de leurs côtés. C’est une belle organisation québécoise et ça attire beaucoup les jeunes », ajoute-t-il. 

 Aujourd’hui âgé de 57 ans, Harvey participe encore à des compétitions de cyclisme et de ski de fond. Il est un modèle pour tous les jeunes québécois qui pratiquent les deux disciplines qui l’ont fait vibrer pendant plusieurs années sur la scène internationale. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

23 novembre 2014 @ 15:00 — Permalien

 

 C’est à la fin des années '60 que certains intervenants réclament la création d’une compétition québécoise qui deviendrait la «version provinciale» des Jeux du Canada. Le 13 août 1971, la ville de Rivière-du-Loup devient ainsi la première à accueillir la  Finale d’été des Jeux du Québec. 

 Le principe de ces Jeux est simple. La province est divisée en régions déterminées par les responsables des Jeux du Québec. Tout commence dans ces régions alors que des éliminatoires s'y déroulent chaque année. Les athlètes sélectionnés se rendront aux grandes Finales provinciales. Cette compétition s'avère un tremplin pour les jeunes désireux de poursuivre leur carrière sur la scène nationale ou internationale. La vocation de ces Jeux a d'ailleurs été modifiée depuis ses débuts. S'ils ont d'abord contribué au développement du sport lui-même, ils se veulent aujourd'hui un programme visant à développer l'athlète jusqu'à l'excellence.

 Comme c’est le cas lors des Jeux olympiques, une cérémonie d’ouverture, à laquelle assiste le premier ministre de l’époque Robert Bourassa, marque le début des compétitions. Un important déploiement est mis en œuvre afin de nourrir, héberger et transporter les 3 000 athlètes. Au total, 23 disciplines sont au programme dont l’athlétisme, le tennis la natation et le golf. Même si l’accent est principalement mis sur la participation, les vainqueurs sont, tout comme lors des Jeux olympiques, gratifiés de médailles d’or, d’argent et de bronze. 

Pierre Harvey, le... nageur 

 Cette première édition a permis à certains athlètes de faire leur marque sur la scène provinciale, avant de se distinguer sur le plan international. Parmi ceux-ci se retrouve Pierre Harvey. L’athlète natif de Rimouski a en effet participé à la première Finale, où il a enlevé une médaille de bronze au 100 mètres brasse. Il devait plus tard se distinguer en cyclisme et en ski de fond, des sports qui l'ont mené aux Jeux olympiques. Le classement général des régions administratives est quant à lui déterminé par un système de points. La région de Québec décroche les grands honneurs de cette première Finale, suivie par la région du Saguenay-Lac-Saint- Jean.  

La première édition couronnée de succès 

 La tenue de ce nouvel événement suscite beaucoup de réactions chez les médias. Plusieurs journalistes n’hésiteront pas à encenser le comité organisateur. «Pour une fois, le Québec a réussi là où les autres provinces canadiennes n'ont pas encore emboîté le pas d'une manière concrète. J'en suis revenu complètement ébahi. Ses structures, son organisation, son déroulement et son but convergent vers l'aboutissement prometteur d'une continuité progressive dont toute la population sportive du Québec en récolte les bienfaits», écrivait Claude Bédard du Journal de Québec. 

 Le journaliste de L’Action Québec, Richard Labbé expliquait déjà à l’époque que le rassemblement était voué à un bel avenir : «Au cours des dix dernières journées s'est déroulé l'événement de la plus grande envergure jamais présenté dans la province de Québec. Une franche réussite dont les répercussions vont permettre l'implantation vraisemblablement d'un nouveau visage pour le sport amateur». 

 La ville de Rivière-du-Loup n’a pas présenté la Finale des Jeux du Québec depuis. Elle avait toutefois offert sa candidature afin de tenir la 45e Finale. Celle-ci, comme on le sait, a été plutôt accordée à Gatineau. 

 

* Ce texte est tiré du cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec réalisé par Le Droit

21 novembre 2014 @ 09:14 — Permalien

 

 Aucun surnom ou sobriquet ne peut être plus juste pour un personnage comme Michelle Gendron. 

 C’est de cette façon que l’identifient plusieurs de ceux et celles qui ont vécu les Jeux du Québec. Parlez-en à Pierre Harvey, Gaétan Boucher, Sylvie Bernier, Alexandre Despatie et plusieurs autres Olympiens québécois dont la carrière sportive a démarré grâce à cette manifestation de sport régional, puis provincial, qu’elle fusse participative au départ, ou compétitive à l’arrivée. 

 Ces personnalités ne sont que l’infime pointe d’un iceberg dont la portion moins visible est formée de près de 4 millions d’athlètes et d’un million de bénévoles qui ont connu leur premier défi athlétique, social ou organisationnel à l’un ou l’autre de ces rassemblements. Et plusieurs de ces millions de participants ont croisé, ne serait-ce qu’une fois… la Madame des Jeux. C’est donc, logiquement, à travers ses souvenirs et son expérience de plusieurs décennies qu’on peut saisir l’essence de ce bel événement. 

1970 : les premiers bourgeons 

 C’est dans un parc de Joliette que l’aventure a réellement commencé pour Michelle Gendron. Monitrice de terrains de jeux, elle avait reçu une visite qui devait poser le premier jalon de sa belle et longue carrière. «En mars 1970, la Corporation des Jeux du Québec avait été créée et des ententes avaient été prises avec les fédérations sportives pour que des gens fassent une tournée du Québec et visitent des parcs et terrains de jeux afin de montrer aux jeunes différents sports qui ne se pratiquaient pas chez eux. 

 Chez nous, à Joliette, c’était entre autres la fédération de soccer qui a débarqué pour enseigner les rudiments de ce sport. Ça s’était passé sur des terrains de football américain puisque nous n’avions pas de terrains de soccer. Quand l’été est arrivé, on a fait les Jeux du Québec, région de Lanaudière. On a créé des équipes de soccer et on les a fait jouer, selon les règles de l’art, dans un tournoi, avec des médailles. » Ces Jeux régionaux ont créé un tel engouement que les intervenants de différents milieux ont décidé de créer un rassemblement provincial, à chaque année. La première édition était organisée à Rivière-Du-Loup, à l’été 1971. On connaît la suite. 

 En 1978, quand Joliette a accueilli la Finale provinciale, Michelle Gendron a fait la transition depuis le niveau régional et s’est engagée dans le comité d’organisation du « gros événement » Elle en sera donc à sa 38e Finale provinciale à Drummondville. En 45 ans, les Finales provinciales auront été organisées 25 fois en été et autant de fois en hiver. Depuis 1970, toutes les régions du Québec ont accueilli au moins une Finale des Jeux. Cet hiver, c’est à Drummondville que se tiendra la 50e Finale des Jeux. 

 De façon étonnante, la Finale des Jeux du Québec est comparable aux Jeux olympiques d’hiver accueillant sensiblement le même nombre d’athlètes (approximativement 3 000); qui plus est, un nombre plus élevé d’accompagnateurs sont présents aux Finales des Jeux qui offrent de plus une programmation comportant plus de sports et plus de compétitions qu’aux Jeux olympiques d’hiver. Différence très importante aux yeux des organisateurs … et de Michelle Gendron : le budget! Avec celui d’une seule cérémonie des Jeux olympiques, les Québécois sont en mesure d’organiser au moins 10 Finales des Jeux du Québec!

Un programme qui évolue

 Le programme des Jeux a évolué. Favorisant d’abord le développement des sports, ils sont progressivement devenus une étape importante dans le cheminement des athlètes, permettant la détection et l’encadrement du talent, tout en restant une expérience sportive stimulante pour tous les jeunes. «Et, en 2003, on est passé à une autre étape. On a créé « Mes premiers Jeux». C’est une sensibilisation aux différents sports, destinée aux 6-12 ans, par le biais de visites dans les camps de jour ou dans les écoles. Ça marche si bien qu’on pourrait tripler et même quadrupler les projets. Il ne manque que le financement. Mais on y travaille.» 

Tremplin pour des champions 

 Les belles histoires sont nombreuses aux Jeux du Québec. Michelle Gendron pourrait en réciter tout un livre. Mais, évidemment, si ces histoires ont été celles d’athlètes devenus célèbres, elles frappent l’imagination et servent de motivation aux générations suivantes. 

 «Pierre Harvey a été médaillé, en natation, aux Jeux de 1972, à Chicoutimi. Pour lui, ça a été un élément déclencheur surtout quand on sait que Pierre Harvey a participé à des Jeux olympiques d’hiver et d’été. Eh bien son fils Alex, lui, a participé aux Jeux en hiver en 2001. Et, je vous jure, Pierre m’a alors dit que son fils irait beaucoup plus loin que lui… ». L’histoire lui a donné raison!

 Même chose pour Gaétan Boucher et son fils. Les deux ont fait les Jeux en patinage de vitesse. Pour le fils, c’était une de ses dernières compétitions de patinage avant qu’il ne s’oriente vers le hockey. 

 Même chose pour Sylvie Bernier et sa fille. « Sylvie m’a raconté qu’elle s’est mise à pleurer en voyant sa fille participer aux Jeux régionaux et gagner une médaille. Elle s’est revue au même âge quand elle a remporté une médaille à l’époque. C’était touchant et particulier. Et à ce moment, elle revenait des Jeux olympiques de Pékin… mais c’est des Jeux du Québec régionaux dont elle me parlait avec émotion. » 

 Intarissable, Michelle défile autant de noms connus que de souvenirs touchants. C’est alors qu’elle arrive à celui d’Alexandre Despatie. C’est, dit-elle, une de ses belles histoires des Jeux. « C’était à Baie-Comeau, en 1993. Alexandre avait huit ans, avait été surclassé chez les 12 ans et avait remporté la médaille d’or. Nous lui avons fait vivre sa première conférence de presse à vie où il a étonné tout le monde. Quand un journaliste lui a demandé ce que ça lui faisait de compétitionner contre des plus grands que lui, il avait répondu «Moi monsieur, quand je suis sur le tremplin, je suis tout seul. » Et vlan. Il avait déjà de l’assurance. Et vous avez constaté qu’il ne l’a pas perdue aujourd’hui. Parallèlement, il est resté fidèle à la communauté sportive : son succès et sa célébrité ne l’ont jamais empêché de répondre présent à nos appels! ».

19 novembre 2014 @ 14:20 — Permalien

Dans le cadre de la 50e Finale des Jeux du Québec, SPORTSQUÉBEC tient à souligner ces 50 premières éditions par une rétrospective sur chacune des Finales provinciales d’hiver et d’été depuis la toute première en 1971.

La 50e Finale des Jeux du Québec présentée à Drummondville du 27 février au 7 mars 2015, marquera également le 45e anniversaire des Jeux du Québec. En effet, si nous en sommes déjà à la 50e Finale en 45 ans d’existence, c’est que la formule a changé au cours des années. Le programme des Jeux du Québec a été créé en 1970 et la première édition des Jeux a été réalisée au niveau régional en août 1970. Un an plus tard, le Québec était convié au premier rendez-vous provincial.

Dans la première décennie des Jeux du Québec, 14 Finales des Jeux du Québec ont été réalisées. De 1981 à 2007, les Finales hivernales et estivales  avaient lieu aux années impaires. Depuis 2009, la nouvelle formule préconise une Finale par année; les éditions estivales ont lieu aux années paires et celles d’hiver aux années impaires.

Nous avons donc eu l’idée de vous présenter les meilleures archives, les anecdotes, et les personnalités derrière chaque Finale provinciale pour vous faire revivre les meilleurs moments. À 100 jours de la Finale des Jeux du Québec de Drummondville, le mercredi 19 novembre 2014, des textes sur chacune des Finales seront publiés régulièrement sur le www.jeuxduquebec.com jusqu’au coup d’envoi de la 50e Finale des Jeux du Québec de Drummondville le 27 février prochain.

Cette rétrospective sera possible grâce au cahier souvenir Célébrons les 40 ans des Jeux du Québec publié en 2010 par Le Droit d’Ottawa-Gatineau qui s’est penché sur l’Histoire du programme des Jeux du Québec.

Bonne lecture !

 

Historique des Finales des Jeux du Québec

Année

Hiver

Été

 

1971

 

Rivière-du-Loup

1972

Île de Montréal

Chicoutimi

1973

 

Rouyn-Noranda

1974

Saint-Georges-de-Beauce

Salaberry-de-Valleyfield

1975

Rimouski

Trois-Rivières

1976

Jonquière

 

1977

LaSalle

Sherbrooke

1978

Amos

Joliette

1979

 

Saint-Georges-de-Beauce

1980

Thetford-Mines

 

1981

Victoriaville

Hull/Aylmer/Gatineau

1983

Saint-Léonard

Sept-Îles

1985

Dolbeau

Charlesbourg

1987

Saint-Jérôme

Val d’Or

1989

Matane

Saint-Jean-sur-Richelieu

1991

Centre de la Mauricie

Laval

1993

Baie-Comeau

Gaspé

1995

Granby

Région sherbrookoise

1997

MRC Des Chutes-de-la-Chaudière

Montréal

1999

Grand Trois-Rivières

Alma

2001

Rimouski

Lachine

2003

MRC de Portneuf

MRC de l’Amiante

2005

Saint-Hyacinthe

Amos-région

2007

MRC de l’Assomption

Sept-Îles

2009

Blainville/Rosemère/Sainte-Thérèse

 

2010

 

Gatineau

2011

Beauharnois/Salaberry-de-Valleyfield

 

2012

 

Shawinigan

2013

Saguenay

 

2014

 

Agglomération Longueuil

2015

Drummondville